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Take Me To The Sea de Jaguar Love

chronique d'album
Rien ne laissait présager une telle union. Johnny Whitney et Cody Votolato des Blood Brothers vibraient pour le hardcore tandis que J. Clark donnait dans le art-punk avec Pretty Girls Make Graves. Les deux groupes de Seattle enterrés au grand désespoir de leurs fans respectifs, ces trois membres fusionnent à Portland en 2007 pour créer Jaguar Love. En dépit d'un micmac d'influences qui aurait pu créer un monstre hybride art-punk-hardcore, Jaguar Love génère une pop urgente, sans pédale de freins, au risque de foncer droit dans leur mur du son et nous provoquer des migraines. Pour le chanteur Johnny Whitney, la période screamo semble révolue. Sa voix d'écorchée vive prend alors un virement glam metal. Ainsi, Take Me To The Sea est baigné de riffs rapides et accrocheurs, qui élèvent les guitares au rang de maîtresses de cérémonie. L'enfant chéri porte le nom de Georgia, titre où l'orgue Hammond de J.Clark donne un air de grande messe à la prière passionnelle qui a donné son titre à l'album (“Georgia, take me to the sea”). Bones Trees And A Broken Heart est une autre réussite dans le genre glam seventies, marquant une accalmie dans cette tempête de crânes un peu assourdissante, qu’on aime à croire modérée par le bon sens mélodique de l’ex-Pretty Girls Make Graves. C'est encore avec Humans Evolve Into Skyscrapers, qui marie Beat It de Michael de Jackson à School's Out d’Alice Cooper, que vous devenez témoin de cette union faite pour durer.
Charline Lecarpentier
MAGIC RPM  #123


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