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Hallelujah World
archive mag septembre 2002
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Sur la foi d'un premier mini-album de chansons aigres-douces, délicatement enluminées par l'impeccable David Kosten (Faultline), on avait cru deviner en Jacob Golden l'un des débutant les plus prometteurs de l'année 2001. Sorti vainqueur de ce premier match trop inégal avec ses concurrents directs, le jeune Californien installé dans les brumes londoniennes n'aura pas tardé à transformer l'essai inscrit. Toujours épaulé par son ange gardien des consoles, Golden, le bien nommé, parvient en douze titres à composer une merveille de mille-feuilles pop crémeux et aérien, sans jamais sacrifier l'émotion sur l'autel de la perfection sonore. Avec une maîtrise affolante, il superpose, couche après couche, une série de mélodies et d'arrangements qui rivalisent de raffinement. Souvent au bord de la rupture, il sait faire un usage juste et mesuré de ce falsetto plaintif que tant d'autres émules pénibles et compassés de Jeff Buckley manient à coups de truelle vocale. Rehaussées de petites touches électroniques, ces ballades lyriques et énergiques réconcilient donc, cas presque unique au Royaume-Uni, les exigences esthétiques les plus modernes de Sparklehorse ou de Mercury Rev avec l'évidence immédiate des tubes 70's de 10CC ou de The Wings. Décidément, ce Golden-là a tout d'un grand.
Matthieu Grunfeld
article extrait de :
MAGIC RPM #64
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