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The Jazz Age

archive mag juillet 1998
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Combien sont-ils à brandir très haut l'étendard de la pop à guitares ? Combien sont-ils à ne pas avoir sombré dans la monotonie ou succombé aux sirènes d'une quelconque réincarnation trip hop ? En ces temps guère favorables à la bonne vieille fée électricité, les Gallois de Jack réussissent une véritable prouesse en s'appropriant avec aplomb un héritage des plus nobles qui va de Bowie à Pulp très Scott Walker donc sans oublier cette vieille scie du Velvet, Factory (le label mancunien, pas le club new yorkais), Suede et Edwyn Collins. Lequel semble hanter le timbre du chanteur Anthony Reynolds sur un 3AM judicieusement placé en ouverture, avant de laisser place à Pablo, une relecture de Rebel Rebel en forme d'adresse à Picasso. Les Jack ne doutent de rien, c'est là leur force, et remettent ça avec le funèbre (forcément funèbre) Nico's Children ou un Lolita Elle doté de choeurs tels que le Pulp de His'N'Hers savait en ourler. A la même époque, Jarvis mariait comme personne disco et new wave : visiblement, ce n'est pas tombé dans l'oreille de sourds à en juger par My World Versus Your World. Repéré et approuvé, Cinematic convainc définitivement de la valeur de Jack. Alors, pas la peine d'y aller par quatre chemins : The Jazz Age est du niveau d'un Parklife ou d'un Different Class. Mieux encore, les progrès du groupe entre Pioneer Soundtracks et The Jazz Age annoncent un futur disque Soul Funk Brother...

Nicolas Plommée

magazine num 21 article extrait de :
MAGIC RPM #21


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