Cela fait un moment que son nom traîne
sur toutes les lèvres, propagé à la vitesse d’une mononucléose chez les
adolescents d’antan – ceux d’aujourd’hui ne font pas l’amour dans les endroits
sales, ils traînent sur MySpace. Justement, ce Londonien poupin à la boucle
d’oreille bien calée sur l’oreille, juste au-dessus du col vichy, émane lui
aussi du mégacercle virtuel, à l’instar de sa copine Kate Nash. D’ailleurs, il
chante un peu comme elle, avec cette forte tendance à avaler des bouts de mots
et faire rouler les trémolos du fond de sa voix cassée par un bien méchant
rhume.
Parfois, quand il fait son soul pleureur, on dirait même Tracy Chapman (My Yvonne), et ce n’est pas forcément un compliment. Avec ses chansons pétillantes comme du Long Blondes, bravaches comme du Dexy’s Midnight Runners, référencées comme du Libertines, martelées d’un piano guilleret et de guitares enlevées, Jack Peñate est tellement indie-ment correct qu’il fait penser à un produit parfaitement cool pour acheteurs de tee-shirts de groupes décalés chez Top Shop. Mais comme Top Shop va bientôt s’implanter en France, on effacera cette vilaine moue boudeuse de notre visage. Même s’il ne tient pas si bien la route sur la longueur d’un album, Peñate est capable de courir de sacrés sprints.
La ballade blue-eyed soul Got My Favourite… est déjà rétroactivement la bande-son de tous nos étés, Torn On The Platform nous fait tourner en bourrique avec ses faux départs rockabilly, l’immense tube Spit At Stars donne envie d’en découdre avec son pire ennemi sur une piste de danse frottée au savon noir, et Have I Been A Fool? nous rappelle qu’avant Fatboy Slim et Beautiful South, il y eut les merveilleux Housemartins. Il flotte chez Jack Peñate un petit air de chez soi.
Parfois, quand il fait son soul pleureur, on dirait même Tracy Chapman (My Yvonne), et ce n’est pas forcément un compliment. Avec ses chansons pétillantes comme du Long Blondes, bravaches comme du Dexy’s Midnight Runners, référencées comme du Libertines, martelées d’un piano guilleret et de guitares enlevées, Jack Peñate est tellement indie-ment correct qu’il fait penser à un produit parfaitement cool pour acheteurs de tee-shirts de groupes décalés chez Top Shop. Mais comme Top Shop va bientôt s’implanter en France, on effacera cette vilaine moue boudeuse de notre visage. Même s’il ne tient pas si bien la route sur la longueur d’un album, Peñate est capable de courir de sacrés sprints.
La ballade blue-eyed soul Got My Favourite… est déjà rétroactivement la bande-son de tous nos étés, Torn On The Platform nous fait tourner en bourrique avec ses faux départs rockabilly, l’immense tube Spit At Stars donne envie d’en découdre avec son pire ennemi sur une piste de danse frottée au savon noir, et Have I Been A Fool? nous rappelle qu’avant Fatboy Slim et Beautiful South, il y eut les merveilleux Housemartins. Il flotte chez Jack Peñate un petit air de chez soi.