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The Sun Inside
archive mag juillet 2002
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On attendait ce troisième album de Jack Drag avec une certaine impatience sachant qu'il devait être double et produit par Dan The Automator. Mais c'était avant le carton (d'emballage) Gorillaz... Le seul titre issu de cette collaboration, FM Royalty (sic), est pourtant un bon gros tube qui, on l'espère, ne fera pas trop d'ombre au reste de l'album. Pour ceux qui auraient raté l'épisode précédent, Jack Dragonetti est un type doué qui n'aime pas faire des choix. Sur Smile On Fire, par exemple, on dirait The Left Banke en voyage forcé chez Primal Scream, et ce morceau est assez symptomatique de l'ensemble. Incapable de garder ses morceaux à l'état brut (ils sont pourtant d'une douceur qui le permettrait), Dragonetti balance des breakbeats comme un gamin qui viendrait de découvrir l'usage des bombes à eau. Il tend donc vers un psychédélisme contemporain, comme si Beck n'avait que des disques de Love, The Byrds, The Cure, et n'avait jamais découvert Blind Willie Johnson ou Prince. Jack Drag mord aussi sur le tapis de Folk Implosion, mais il est beaucoup moins raide et frustré et donc beaucoup moins attachant que Lou Barlow. De ce capharnaüm, il est pourtant parvenu à sortir indemne, faisant de The Sun Inside un album à danser allongé et les doigts de pieds en éventail. Du hip hop ensoleillé et en tongs, en somme.
Étienne Greib
article extrait de :
MAGIC RPM #63
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