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Turn On The Bright Lightsest vieux d'à  peine deux ans, mais Interpol semble faire partie du décor depuis des lustres, avec ses tics nombreux et ses éclairs de génie, notables mais plus parcimonieux. À l'heure d'enregistrer le fatidique deuxième album, le groupe ne semble donc pas s'être posé trop de questions : même producteur, même studio. Sans surprise, Antics navigue entre condescendance et certitude (parfois avérée) d'avoir les épaule solides. Le point faible, c'est une première partie plutôt indigente, où, selon son degré d'attachement à  la carnation diaphane de Paul Banks ou aux rouflaquettes de Daniel Kessler, on pourra trouver le songwriting d'Interpol, soit beaucoup moins caricatural, par rapport aux formules qui bâtissaient leur premier Lp tout en révélant son artificialité, soit beaucoup moins accrocheur, comme si la trop grand confiance de la formation en ses capacités et sa volonté de livrer un nouvel opus dans des délais raisonnables ne lui avait permis d'accoucher que d'une série de faces B mécaniques et tout juste concertées (Evilet Take You On A Cruisesont d'une vacuité sidérante, quand Narcrelève à  peine la tête grâce à  sa rythmique disco - une béquille bien galvaudée à  New York). Mais, comme la fois précédente, le combo, peut-être plus malin qu'on ne le pense, a une nouvelle fois gardé le meilleur pour la fin. Public Pervertet Length Of Love retrouvent l'efficacité de The Newet Leif Erikson, et A Time To Be Smallse révèle d'une exemplaire parcimonie. Pourtant, quand ne viennent en tête que des qualificatifs de bulletins scolaires (capable, peut mieux faire...), la certitude demeure d'avoir encore affaire à  des morveux, et non aux imprécateurs en noir qu'on essaie de nous vendre à  tout prix.
Julien Welter
MAGIC RPM  #84
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