C'est la créature du guitariste et producteur Jean-Paul "Vluey" Maunick, pionnier de l'acid-jazz. C'est un septième album et tous les chanteurs (trois filles, un mâle) sont neufs. Ça tape dans le registre soul spectaculaire à grosses ficelles, sans la sophistication ni la sauvagerie nécessaires. Une version très fin seventies de la soul, pré-disco, quand l'hédonisme avait effacé toute la retenue mystérieuse ou la spontanéité sensuelle du genre. C'est un bon produit à la sensibilité glacée, aux sons clinquants, au lipgloss éclatant et aux talons très hauts, qui met la main au cul des garçons et cherche à impressionner les filles avec des paillettes. Mais où est donc l'âme de cette soul ?