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Skull Ring
archive mag octobre 2003
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La plus belle légende du rock est vivante, apparemment en bonne santé et partage à cinquante-six ans révolus la vie d'une beauté noire que la plupart de ses fans ne côtoieront jamais que dans leurs rêves. Mais cette même légende ne vend que des miettes comparé à tous ses petits-enfants punk nourris au lait de 1969 ou No Fun. Les jeunots canadiens de Sum 41 (sur le single Know It All) ou les déjà vétérans de Green Day sont donc venus lui prêter main-forte, tout comme Peaches, la pas si chouette copine de Gonzales, qui devrait penser à arrêter les frais après un coup aussi fumant. Sur toute une moitié de ce disque frère de sang d'Instinct, retour en forme autant qu'en grâce voici quinze ans, The Trolls, groupe habituel de l'Iguane sur scène expédie plus ou moins élégamment les affaires courantes, d'où les dix-sept titres offerts en fin de compte à l'auditeur en mal de rock d'appellation d'origine contrôlée. Pourtant, le véritable intérêt de ce nouvel épisode des aventures sonores de James Osterberg réside dans la reformation des Stooges, ou plutôt la réunion des frères Asheton avec leur chanteur. Little Electric Chair en ouverture, le morceau-titre effrontément emprunté au Peter Gunn Theme d'Henry Mancini près d'un quart de siècle après le Planet Claire des B-52's , Loser et Dead Rock Star ont permis au premier concert des Stooges en France d'avoir lieu dans le cadre du dernier Bol d'Or, au coeur d'une Nièvre jumelée pour l'occasion avec Ann Harbor, autre trou du cul du monde, fut-il américain... Rien que pour ça ce quatorzième album d'Iggy Pop en son nom mérite d'exister et d'être écouté à plein volume.
Nicolas Plommée
article extrait de :
MAGIC RPM #75
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