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Unfinished Monkey Business

archive mag janvier 1998
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Y a-t-il une vie après les Stone Roses ? A cette angoissante question, leur guitariste John Squire a déjà répondu en refermant sur lui le couvercle du cercueil que sont les Seahorses. Le batteur des Roses Alan "Reni" Wren avait préféré s'éclipser un an avant Squire pour mieux adopter un profil bas a priori inhabituel, à l'opposé du bassiste Gary "Mani" Mounfield, désormais membre de Primal Scream, mais fidèle aux Stone Roses du chanteur Ian Brown jusqu'à leur fin annoncée par ce dernier. La section rythmique de I'm The Resurrection est pourtant reconstituée le temps d'un Can't See Me frère de sang de Fool's Gold et qui suit un My Star, single des plus classiques néanmoins investi d'une délicate mission : porter la bonne parole de Frère Ian auprès des brebis égarées depuis The Second Coming à la fin 94. Une sorte d'Etoile Du Berger, donc. La bonne surprise de cet album en forme de revanche vient du comportement des comparses recrutés par Brown du temps de son ancien groupe pour faire face aux défections successives. Si le batteur Robbie Maddix est le plus souvent discret, au point de laisser sa place sur plusieurs titres à un jeune condisciple mancunien des plus prometteurs, le clavier Nigel Ippinson se permet de signer Nah Nah, petite ballade aussi simpliste que son titre le suggère. Mais c'est le guitariste tant décrié Aziz Ibrahim (ex-Simply Red et... Asia) qui surprend son monde, en particulier sur Corpses In Their Mouths. Tout seul comme un grand, Ian nous refait le coup de la ballade folk sur Sunshine, et surtout, surtout, avec le renfort de l'increvable Denise Johnson (Primal Scream, Electronic) signe Lions, un morceau qui, bien mieux que n'importe quel règlement de comptes à la What Happened To Ya Pt 1, ridiculise l'ancien partenaire Squire en réussissant à marier façon lo-fi Prince et Joy Division ! Les choses ont beau se gâter à partir de l'abominable What Happened To Ya Pt 2, au point de laisser au final un goût d'inachevé, le francophile à défaut d'être francophone Ian Brown a parfaitement réussi à illustrer le fameux proverbe : "It's not an old monkey you're learning to pull faces".

Nicolas Plommée

magazine num 18 article extrait de :
MAGIC RPM #18


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