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Silence Is Golden

archive mag novembre 2007
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Il y a deux ans, votre serviteur concluait son éloge du premier album des HushPuppies, en souhaitant aux Parisianos-Catalans un succès dont l’ampleur restait imprévisible, sur la foi de quelques hymnes habiles et survitaminés et d’un talent scénique déjà peu contesté à l’époque. Pour une fois, ce vœu n’est pas resté pieux bien longtemps. De concerts pléthoriques en diffusions radiophoniques et autres écrans publicitaires télévisés : difficile d’échapper ces derniers temps au chant du caniche ! Il convient, donc, pour tenter de faire justice au nouvel opus, de s’abstraire de ce contexte propice à la saturation, et s’efforcer de retrouver une paire d’oreilles à peu près fraîches. Après quelques minutes de méditation destinées à chasser définitivement les mots Mennen et Toyota de notre esprit, il redevient possible d’apprécier sans arrière-pensées l’efficacité certaine de ce deuxième Lp qui, comme tant d’autres avant lui, ressemble trait pour trait à son prédécesseur… en mieux produit. Avant tout destinées à optimiser les futures performances scéniques du groupe, les chansons restent construites sur un modèle éprouvé : montée en puissance assurée par le croisement du Farfisa aigrelet et des guitares saturées, refrains explosifs à reprendre en cœur juste avant le slam final. À partir de cette recette éprouvée, les cinq HushPuppies parviennent une fois encore à confectionner de futurs tubes imparables, révélant parfois leur subtilité au fil des écoutes (Bad Taste And Gold On The Doors, Down, Down, Down) et qui n’ont rien à envier aux extraits de The Trap (2005). Que pourrait-on trouver à redire au succès lorsqu’il est encore une fois mérité ?

Matthieu Grunfeld

magazine num 115 article extrait de :
MAGIC RPM #115


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