Mode et musique,
l'affaire est entendue. Cul et chemise depuis longtemps. Tous les créateurs
malins savent qu'en habillant nos oreilles, ils décident aussi ce qu'on voudra
porter. Kitsuné en a fait son principe depuis dix ans, s'affirmant comme un
modèle de développement à la cime de la hype (énorme succès au Japon, sa source
d'inspiration initiale). L'atout de Gildas Loaëc et Masaya Kuroki, c'est qu'ils
n'ont pas besoin de simuler leur passion pour la musique. Au contraire, ils
vont eux-mêmes débusquer les artistes présents sur leurs compilations,
participant parfois à l'émergence de ceux-ci (Klaxons, Digitalism, Crystal
Castles, Delphic, etc.), et se trouvent à leur tour sollicités par des
débutants en attente de reconnaissance. Un cercle parfait que vient célébrer cette
compilation anniversaire, deux fois plus rempli pour l'occasion, et tout aussi
éclectique que les précédents dans le registre electropop préempté par la
marque.
Housse De Racket - Château
On y trouve le bon compte de jeunes talents qui montent (Cascadeur et sa pop arty triste, Psychobuildings en total trip new-wave, Is Tropical et sa dance glaciale) et d'habitués de la maison (Digitalism et Black Strobe à vitesse de croisière, les bourrins moyens Beataucue, une Yelle plus attirante que d'habitude), ainsi que le retour en flèche d'un duo attendu (Housse De Racket qui tape fort avec Château, tube mélancolique pour dancefloor humide annonciateur du nouvel album) et une vraie surprise sortie de nulle part (Guards, qui rappellera aux connaisseurs The War On Drugs). Il y a aussi à jeter (Flight Facilities, Waylayers, The Heartbreakers, épuisants au possible), et l'usage de la zapette reste nécessaire, comme souvent dans ce genre d'exercice subjectif. Au moins, vous savez ce que vous allez (rêver de) mettre cet hiver.
Housse De Racket - Château
On y trouve le bon compte de jeunes talents qui montent (Cascadeur et sa pop arty triste, Psychobuildings en total trip new-wave, Is Tropical et sa dance glaciale) et d'habitués de la maison (Digitalism et Black Strobe à vitesse de croisière, les bourrins moyens Beataucue, une Yelle plus attirante que d'habitude), ainsi que le retour en flèche d'un duo attendu (Housse De Racket qui tape fort avec Château, tube mélancolique pour dancefloor humide annonciateur du nouvel album) et une vraie surprise sortie de nulle part (Guards, qui rappellera aux connaisseurs The War On Drugs). Il y a aussi à jeter (Flight Facilities, Waylayers, The Heartbreakers, épuisants au possible), et l'usage de la zapette reste nécessaire, comme souvent dans ce genre d'exercice subjectif. Au moins, vous savez ce que vous allez (rêver de) mettre cet hiver.
2 réactions réagir
La musique de Housse de Racket n'a aucun intérêt à part de donner l'impression aux gens qui l'écoutent d'être branchés. C'est de la pâle copie de Phoenix mais sans inspiration
Vie de Château = magnifique.
Plutôt d'accord dans l'ensemble mais plutôt pas du tout du même avis en ce qui concerne l'incroyable Crave you de Flight Facilities
Plutôt d'accord dans l'ensemble mais plutôt pas du tout du même avis en ce qui concerne l'incroyable Crave you de Flight Facilities