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Outside Closer de Hood

chronique d'album
À la tête de Hood depuis 1995, les frères Adams, Chris (chant, guitares) et Richard (basse), grands amoureux de la nature, sont réputés chez eux pour avoir déclaré préférer (et de très loin) faire de bonnes longues marches en plein hiver, à tenter (vainement) d'arriver à l'heure pour donner des concerts. Sur ce sixième album, les deux frangins ont pris le parti de donner une couleur différente à leur post-pop presque instrumentale qui, au cours des cinq dernières années, avait endossée une identité de plus en plus électronique, sous l'impulsion de Matt Elliott puis de Doseone. Sans pour autant lui tourner le dos complètement et gommer tout élément de noisy pop, breakbeat ou même de dub poids lourd, Outside Closer se caractérise par le son très "en avant" qui saute hors des enceintes et la réapparition de chansons et de mélodies, qu'il n'est plus besoin d'aller débusquer dans les recoins d'une impénétrable forêt électronique et de crachin numérique. Sur la base d'une même politique de renouveau, le tandem s'est fait aider de No Stars (sic), recrutés par affinité musicale et sympathie dans le réservoir de musiciens indigènes de Leeds, invités à venir ajouter quelques cordes, clarinettes, orgues, tambours et trompettes... Au moment où le groupe n'a jamais été aussi lumineux, il faut espérer que l'état de dé-composition avancée dans lequel se trouve le dernier titre This Is It, Forever ne soit pas prémonitoire quant à l'avenir de Hood, mais que le résultat du spleen qui monte à la gorge quand on passe trop de temps à regarder par la fenêtre la pluie tomber indéfiniment sur les si pittoresques paysages du Yorkshire...
Marc Gourdon
MAGIC RPM  #87
article extrait de :
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