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Namaquadisco
archive mag juillet 1998
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Comme d'hab', le pseudonyme n'est ici utilisé que comme un cache-sexe house abritant le très réputé Gavin Hardkiss, Dj multistyles sévissant au Ministry Of Sound de Londres et remixeur multi-cartes puisqu'il n'a pas hésité à lifter cette vieille rombière d'Elton John ! Plus sérieusement, il a également collaboré avec Fun Lovin' Criminals, Mazzy Star et The Grid et on lui doit aussi la musique d'une campagne de pub américaine pour Levi's. Hardkiss est donc riche et célèbre. Ce qui est une bonne nouvelle lorsqu'on voit que bon nombre de Djs qualifiés de précurseurs (les Teachers diraient Daft Punk) ont longtemps attendu la reconnaissance. Quoi qu'il en soit, Hardkiss distille sur cet album un groove assez somptueux dont le mot d'ordre introductif To The Discotheque! est respecté à la lettre. Sauf que le club proposé ose s'aventurer beaucoup plus loin que le pilotage automatique souvent imposé par des Djs sans idées ni talent (et ils sont quelques uns), témoin ce Vivos En La Muerte, subtile bizarrerie electro où le vocoder hispanisant apprend la sensualité. Love Bug pousse encore davantage l'illogisme en accommodant une guitare space à la Tortoise (un sample de leur Gamera ?) à un rythme de rumba arthritique. Heureusement, le groove reprend ses droits entre deux incongruités, avec le roboratif Colombo Got Show Eyes , le très doux Born Under ALucky Star ou le simple et funky Showed In. Seule remarque déplaisante mais inhérente au genre : les titres traînent parfois un peu en longueur. Gaffe au délayage !
Hervé Crespy
article extrait de :
MAGIC RPM #21
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