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Violet Lounge

archive mag octobre 2001
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Illustre inconnu même pour un bon nombre de natifs du pays du soleil levant , ce claviériste japonais a pourtant officié sur de nombreuses productions dont certaines ont dépassé les frontières de l'île, comme les variations post acid-jazz de Mondo Grosso, d'UFO, quelques contributions avec Dj Krush sur les disques de la chanteuse Mondy Michiru, ou plus récemment aux côtés de la formation Kyoto Jazz Massive signée chez Compost. Après deux belles tentatives solo sur Especial, un label de Kyoto, ce premier album à la fraîcheur décalée étonne avant tout pour sa relecture inspirée d'I'm Not In Love, le tube seventies de 10 CC redécouvert l'an dernier sur la bande originale de Virgin Suicides. D'épure synthétique en abstraction jazz, entre langueur et introspection, Haijime Yoshizawa cisèle ses compositions délicates à la naïveté typiquement nipponne (parfois à la limite du kitsch, comme sur The Womb), sans les encombrer de références "up-to-date" ou d'arrangements trop complexes. À l'image d'Images Of Lyndmar Hotel, dont la petite musique aquatique s'approche de celles de François De Roubaix, il compose un paysage sonore atypique et intemporel au charme lascif sur cet un ovni(ppon) à écouter de préférence le plus éloigné possible de toute source d'agitation. Un joli coup pour Solaria, nouveau label issu de la maison-mère Far Out, qui signe après quelques maxis le premier album de son catalogue. À suivre.

Thomas Schwoerer

magazine num 55 article extrait de :
MAGIC RPM #55


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