Où il sera encore et toujours question de New Order ! Franchement, pourquoi consacrer du temps et de l'espace à l'album solo de la blonde Gwen Stefani, pouffe chantante de No Doubt, sinon pour True Faith à peine maquillé ici en Real Thing, avec Barney aux choeurs et Peter Hook à la basse (en plus de Wendy & Lisa !), qui sera un probable prochain single (les remixes signés Les Rythmes Digitales sont déjà prêts) ? À Magic, mieux vaut aimer New Order ou bien passer son chemin, mais dans le vaste monde, certains préfèrent leur première incarnation en Joy Division et leur reprochent peu ou prou d'incarner les années 80, "une décennie qui a mal vieilli". Oui, au point d'être omniprésente en 2004, musicalement et visuellement. Les exégètes reprochent à New Order, groupe de rock électronique, "son manque de subtilité". D'accord, mais The Rolling Stones étaient-ils subtils ? Et The Stooges, Sex Pistols ou Nirvana, des modèles de finesse ? Un peu comme Gwen Stefani, petite Américaine de trente-quatre ans mal dégrossie depuis sa jeunesse banlieusarde, persuadée qu'elle peut prétendre au trône de Madonna. D'où ces clins d'oeil appuyés au r'n'b' moderne, musique noire la plus populaire du moment : Rich Girl avec Eve produit par Dr Dre qui tente de réitérer le coup de Let Me Blow Your Mind selon la même recette et un passage ragga en prime, Hollaback Girl, probable chute de studio de Kelis recyclée par The Neptunes, transparents sur ce coup-là , ou Hubble Pop Electric avec Andre 3000 d'Outkast. Robin des bois noir, ce dernier vole les blancs ou plutôt le 14 Zero Zero de Console sans le créditer, mais se rachète une conscience sur Long Way To Go, seul morceau "politique" avec son sample de Martin Luther King, alors que Nellee Hooper ou Dallas Austin (TLC, Brandy & Monica...) cherchent une voie médiane entre Kim Wilde et Cindy Lauper. L'hilarant Harajuku Girls avec Jam & Lewis ressemble forcément à Prince période The Revolution, et l'Écossais Ewan Pearson apparaît avec ses programmations comme un petit nouveau dans ce contexte où Linda Perry, ex-Four Non Blondes, semble bien rock'n'roll (Real Thing donc, Danger Zone et surtout What Are You Waiting For ?, premier extrait avec son intro piquée au Can't Get You Out Of My Head de Kylie). Seule trace de son passé dans un groupe pop ska pour qui The Specials étaient des héros, son ex de bassiste Tony Kanal cosigne Luxurious (qui sample The Isley Brothers), l'excellent Crash et Serious, mais pas de Terry Hall en vue. Dommage...
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Je viens de découvrir ce site. Des critiques de snobs, incultes qui étalent le peu de culture musicale pompeuse qu'ils ont pour jouer les philosophes musicaux de salon. Du genre frustré à la Télérama ou les Inrocks. BEURK! A VOMIR!