Workaholic notoire, Nick Cave partage désormais son temps en trois activités musicales distinctes mais complémentaires. Accompagné des Bad Seeds, l’Australien poursuit son œuvre de songwriter séminal, en digne héritier de Johnny Cash, Elvis Presley et John Lee Hooker. En compagnie de Warren Ellis – de toutes les aventures, ce dernier endosse le costume de bras droit jadis porté par Mick Harvey –, c’est pour le cinéma que l’auteur de The Firstborn Is Dead (1985) distille par ailleurs ses mélodies les plus aériennes, metteur en son rêvé pour le brillant John Hillcoat (Ghost Of The Civil Dead, The Road, etc.). Dans un esprit démocratique digne de The Birthday Party – dans un groupe punk, chacun a droit à la parole –, c’est finalement au sein de Grinderman que l’homme en noir semble s’amuser le plus, écrivant ses textes sur la trame d’improvisations à la façon d’un estival blockbuster sonique (Palaces Of Montezuma).
Étonnamment à l’aise dans un registre allant du rock garage (Mickey Mouse And The Goodbye Man, Evil) à un groove déboulonné sans complexes (Heathen Child, Kitchenette), Nicholas Edward Cave et les siens partent en vrilles (plus ou moins) contrôlées, l’énergie saturée prenant ici (trop ?) souvent le pas sur la mélodie. Entre rythmique vaudou et déviance free, les bien nommés Worm Tamer et Bellringer Blues témoignent ainsi de la puissance de feu dont sont capables nos quatre amis, tandis que les plus calmes When My Baby Comes et What I Know naviguent en eaux troubles. Moins structuré que les albums des Bad Seeds auxquels ils ne feront jamais d’ombre, ceux de Grinderman touchent régulièrement aux limites du dogme qui les a enfantés. Ils permettent toutefois de mesurer le bouillonnement créatif de ses auteurs et, à ce titre, s’adressent avant tout aux inconditionnels qui, les nerfs à vif, ne manqueront pas pareille danse de Sabbat…
> Écoutez Grinderman 2 en intégralité sur leur page Myspace.
Étonnamment à l’aise dans un registre allant du rock garage (Mickey Mouse And The Goodbye Man, Evil) à un groove déboulonné sans complexes (Heathen Child, Kitchenette), Nicholas Edward Cave et les siens partent en vrilles (plus ou moins) contrôlées, l’énergie saturée prenant ici (trop ?) souvent le pas sur la mélodie. Entre rythmique vaudou et déviance free, les bien nommés Worm Tamer et Bellringer Blues témoignent ainsi de la puissance de feu dont sont capables nos quatre amis, tandis que les plus calmes When My Baby Comes et What I Know naviguent en eaux troubles. Moins structuré que les albums des Bad Seeds auxquels ils ne feront jamais d’ombre, ceux de Grinderman touchent régulièrement aux limites du dogme qui les a enfantés. Ils permettent toutefois de mesurer le bouillonnement créatif de ses auteurs et, à ce titre, s’adressent avant tout aux inconditionnels qui, les nerfs à vif, ne manqueront pas pareille danse de Sabbat…
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