Biographie
Cameron Mesirow possède un organe à se pâmer. D'aucuns ont décrit sa voix comme celle de "Kate Bush sous l'influence rythmique d'Arthur Russell, avec les inflexions poignantes de Karen Dalton". N'en jetez plus ! C'est que cette donzelle possède un talent certain, il faut l'avouer, et l'on en veut pour preuve la reconnaissance déjà immense dont elle jouit auprès de ses confrères, comme l'attestent les pelletées de remix de ses titres, par des noms aussi imposants que Delorean (ses compagnons de label), Chairlift, Yacht, Tanlines... Cette carte de visite pourrait passer pour bêtement branchouille et vaguement agaçante si la diva californienne de Glasser n'avait pas à son actif une poignée d'EP mémorables et une flopée de tubes tribaux, aux échos lointains d'un High Places qui aurait enfin décidé de mettre la voix à l'honneur. Avec son premier album, Rings, à paraître en septembre, Cameron Mesirow devrait transformer ces essais, comme le laissent présager le morceau Home, son dernier hymne en date.