Non, Get Back Guinozzi! n’est pas la dernière merveille en provenance de Williamsburg. Ni le projet parallèle d’Animal Collective. Encore moins l’autre incarnation de la galaxie Italians (Do It Better). Non, Get Back Guinozzi! n’a pas été découvert par Pitchfork, Gorilla Vs Bear ou 20jazzfunkgreats. Mais gageons que tous ces blogs influents adorent déjà Get Back Guinozzi!. Car Carpet Madness est l’un des premiers albums les plus enthousiasmants qu’il nous ait été donné d’entendre depuis des lustres. À l’origine du projet, Églantine Gouzy, déjà responsable d’une carrière solo, et Frédéric Landini, ci-devant programmateur en chef du MIDI-Festival à Hyères, se regroupent autour de trois autres amis varois pour incarner une pop frêle et inventive, où jamais dénuement ne rime avec absence d’idée. Séduit, le label britannique FatCat Records signe Get Back Guinozzi! pour ce disque duquel s’évade une musique rafraîchissante, qui synthétise à merveille le jansénisme fulgurant du fabuleux Colossal Youth (1980) de Young Marble Giants et l’exubérante candeur de In Case We Die (2005) de la fanfare venue des Antipodes d’Architecture In Helsinki. Carpet Madness fourmille d’idées originales au long de douze titres crépitant d’innocence et de joie de vivre. Original mélange fruit de la solide culture musicale de ses concepteurs, le quintette toulonnais rêve d’une époque où la new-wave expérimentait sur les cendres de la scène punk en se frayant un chemin au contact des musiques caribéennes. À l’image de la pochette où un Père Noël pose derrière une voiture de police américaine, c’est Noël toute l’année avec Get Back Guinozzi!.
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Faut que j'écoute l'album pour me faire une idée plus précise, mais en tout cas, le concert au Point Ephémère dimanche dernier était bien nul...