A Lire

Last Exit To Garageland

archive mag mai 1997
Soyez le premier à réagir

Le label Flying Nun recensait jusqu'à présent la plus grande concentration de dérangés du ciboulot de la pop décalée. Aussi, il ne faudra pas compter sur Garageland pour que les choses prennent une autre tournure. Ce quartette néo-zélandais s'aventure sur les mêmes plates-bandes goudronnées que Pavement. S'ils sont aussi économes sur la technicité des morceaux que Steve Malkmus et sa bande, ils sont loin d'être radins pour écrire des paroles empruntes d'une certaine noirceur. On n'a pas trop envie de lancer du poil à gratter lorsque Jeremy Eade déclare "I was a teenager drunken suicide" sur Nude Star ou lorsque l'on se retrouve confronté au Classically Diseaded. Mais l'ensemble de l'album est porté par des guitares voraces qui empêchent toute amorce de déprime ambiante. Pour peu elles vous boufferaient le bras et vous suceraient le cerveau. Des cures intensives de l'énergique Fingerpops ou du chaleureux Beelines To Heaven sont bien plus efficaces qu'un traitement thérapeutique au prozak et on est prêt à rendre de nombreuses visites au très Pixies Fire Away. Avec Last Exit To..., Garageland est loin de se retrouver sur une vulgaire voie de garage de l'Internationale Pop.

JN Dastugue

magazine num 14 article extrait de :
MAGIC RPM #14


Commentaires


Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire :



Mot de passe oublié ? - S'inscrire