Agent dormant
du paysage musical hexagonal, Gaëtan Roussel aura créé pas mal de vocations
chez les amateurs de guitare en bois, avant de serpenter entre bandes
originales, collaborations pas banales (de Bashung à Vanessa Paradis en passant
par Rachid Taha), pour finalement délaisser le Tarmac et s’envoler vers la
Grosse Pomme afin d’enregistrer une partie de son album (presque) solo. Roussel
a toujours su s’entourer depuis le premier Lp de Louise Attaque, produit par
Gordon Gano. Un Gano qui a de nouveau répondu présent à l’appel de son ami.
Hélas, l’auteur de Hitting The Ground est noyé dans la masse d’autres invités plutôt étonnants : Renee Scroggings d’ESG, Tim Goldsworthy (DFA) ou encore Mark Plati (David Bowie, Émilie Simon) se sont penchés au chevet d’un disque bancal, éclaté, mais guère attachant. Autant le dire de suite, cette Ginger manque de bulles. Certes, Gaëtan Roussel et son complice Joseph Dahan (La Mano Negra, Les Wampas) signent quelques perles. Le premier single Help Myself (Nous ne Faisons Que Passer), pas loin des travaux de Damon Albarn pour Amadou & Mariam, laisse présager du meilleur. Hélas, il faudra s’en contenter, ou presque. Julien Delfaud (Phoenix, Herman Dune) et Benjamin Lebeau (The Shoes) enjolivent de chouettes pop songs (la boucle en accroche-cœur de Mon Nom, la ritournelle entêtante Dis Moi Encore Que Tu M’Aimes).
Pour le reste, rythmes midtempo et déflagrations électr(on)iques passagères constituent l’essentiel d’un ensemble sans véritable dynamique. L’opération de déboussolage annoncée est réussie lorsque Scroggings vampirise l’inutile DYWD (une chute du studio DFA ?) ; et la poésie de Roussel, à la naïveté assumée mais affligeante de banalité, achève de nous désintéresser de cette affaire qui, sur le papier, faisait envie. Fort de quelques bonnes chansons, ce Lp n’est pas un plantage intégral. Juste un bon Ep.
Hélas, l’auteur de Hitting The Ground est noyé dans la masse d’autres invités plutôt étonnants : Renee Scroggings d’ESG, Tim Goldsworthy (DFA) ou encore Mark Plati (David Bowie, Émilie Simon) se sont penchés au chevet d’un disque bancal, éclaté, mais guère attachant. Autant le dire de suite, cette Ginger manque de bulles. Certes, Gaëtan Roussel et son complice Joseph Dahan (La Mano Negra, Les Wampas) signent quelques perles. Le premier single Help Myself (Nous ne Faisons Que Passer), pas loin des travaux de Damon Albarn pour Amadou & Mariam, laisse présager du meilleur. Hélas, il faudra s’en contenter, ou presque. Julien Delfaud (Phoenix, Herman Dune) et Benjamin Lebeau (The Shoes) enjolivent de chouettes pop songs (la boucle en accroche-cœur de Mon Nom, la ritournelle entêtante Dis Moi Encore Que Tu M’Aimes).
Pour le reste, rythmes midtempo et déflagrations électr(on)iques passagères constituent l’essentiel d’un ensemble sans véritable dynamique. L’opération de déboussolage annoncée est réussie lorsque Scroggings vampirise l’inutile DYWD (une chute du studio DFA ?) ; et la poésie de Roussel, à la naïveté assumée mais affligeante de banalité, achève de nous désintéresser de cette affaire qui, sur le papier, faisait envie. Fort de quelques bonnes chansons, ce Lp n’est pas un plantage intégral. Juste un bon Ep.
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code de déontologie de magic, règle n°287 alinéa 3 : "tu ne citeras jamais le nom de Louise Attaque dans les pages du magazine".