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archive mag juillet 2008
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Trois albums en deux ans, tous bons : la régénération observée chez Federico Pellegrini et ses compères est tout bonnement stupéfiante au regard du parcours des Little Rabbits. Sans compter qu’il chante de mieux en mieux, le bougre, c’est-à-dire comme Dean Wareham. Avec les membres de French Cowboy ou sans (mais en compagnie de Helena Noguerra, sous appellation Dillinger Girl & “Baby Face” Nelson pour un album resté malheureusement confidentiel), cette musique conserve sa tenue tout en invitant des nouveaux compagnons à chaque nouvelle aventure. C’est Lisa Li-Lund, de loin le plus viril des enfants Herman Düne, qui se mesure cette fois aux garçons vendéens. À la différence de Baby Face Nelson & Dillinger Girl (2006), la décision de chanter conjointement a été écartée. Ici, chacun campe sur la position de ses travaux solo respectifs, se toise et se tance. Li-Lund et Pellegrini se renvoient la balle et ça marche. La rencontre a lieu et s’étoffe de l’affirmation des deux partis, le signe que les unions ne naissent pas toutes du consensus. En comparaison à l’album Baby Face Nelson Was A French Cowboy (2007), le style aux semelles de vent gagne même en classe (le souvenir de Luna, encore une fois). Il fait oublier les santiags poussiéreuses qui collent au plancher des vaches en bordure du Rio Grande, celles que ces musiciens aiment à exhiber. Il est plus vif, plus urbain, à tel point qu’on se dit qu’on verrait bien ce groupe clippé par Anton Corbijn. On peut justifier ainsi la présence d’une cover de Little 15, cette scie lugubre de Martin Gore extraite de Music For The Masses (1987) de Depeche Mode, dont la France fut à peu près la seule à proposer une publication en single. De quoi susciter à nouveau la surprise chez ces tendres cow-boys, des faux durs au bon sens du terme.
Julien Welter
article extrait de :
MAGIC RPM #122
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