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Baby Face Nelson Was A French Cowboy
archive mag octobre 2007
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Les Little Rabbits
sont morts, vive French Cowboy ! Ainsi surnommé par Jim Waters à son arrivée
dans le studio Waterworks de Tucson (où le groupe du phare Ouest avait pris ses
habitudes depuis le mal nommé Grand Public, en 1996), Federico
Pellegrini a passé deux ans – “d’errance contrainte et
autosuggérée”, dixit l’intéressé – au
chevet de cet album important. Déjà, l’année passée, le chanteur des défunts
Petits Lapins avait dévoilé ses nouvelles aspirations artistiques, en compagnie
envieuse d’Helena Noguerra, dans une forme d’association de malfaiteurs
adultérins à la Bonnie & Clyde sous l’identité de Dillinger Girl & “Baby
Face” Nelson. Un disque qui fit Bang!, au propre comme au
figuré. Entouré de ses trois acolytes (le guitariste Stéphane Louvain, le
bassiste Gaëtan Chataignier et le batteur Éric Pifeteau), l’homme au chapeau
jette un grand pont entre l’Amérique (le continent de ses fantasmes musicaux) et
la France (son Hexagone natal forcément trop exigu). Et si d’aucuns trouveront
une certaine continuité artistique avec la discographie des Rabbits, ce disque
brille, au contraire, par sa cohérence exemplaire, son sens harmonique, et son
interprétation prenante (quoique nasillarde, pouvant irriter telle ouïe
féminine). Passant sans ambages d’une mélodie addictive (Happy As Can
Be) à un
refrain enlevé (Leather Boots), d’un clin d’œil
gainsbourien (La Ballade De Baby Face Nelson) à une récréation
saturée (Supermarket), French Cowboy semble
s’évader pour mieux renaître (Second Skin), atteignant ici ou là
des sommets insoupçonnés (Happy As Can Be,
Dis-Moi,
Share, frissons garantis).
“La vie est triste, essayons de la rendre encore moins belle”, aime à répéter Federico
Pellegrini. Baby Face Nelson Was A French Cowboy ou la plus belle
démonstration du contraire.
Franck Vergeade
article extrait de :
MAGIC RPM #114
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