Brian Jones avait posé la norme rock. Un bassiste efficace est un bassiste qu’on n’entend pas. Son importance, on la constate simplement quand il arrête de jouer. Une option radicalement remise en cause par FreeBass, puisque derrière un jeu de mots téléphoné, le groupe fondé par Mani (The Stones Roses, Primal Scream), Andy Rourke (The Smiths) et Peter Hook (Joy Division, New Order) a construit son originalité autour de la mise en scène de trois bassistes au sein du même projet, le trio trouvant une entente précaire à partir d’un partage de la fréquence sonore. Au premier, les graves et le soutien rythmique, au second, les médiums et les chorus, au troisième, les aigus et soli endiablés. L’ensemble, accompagné par le chant de Gary Briggs (Haven), se déploie sur un tapis de rythmes synthétiques.
La posture de départ est discutable, et le résultat décevant. Pris en sandwich entre deux fortes personnalités, Andy Rourke s’est retiré, après un essai à la guitare. Surdéterminées, les compositions sont souvent boiteuses et écrasées par les tics de Hooky. Un peu à la manière de son groupe Revenge à l’époque de One True Passion (1990). Entamer un solo de basse, c’est bien, mais la magie ne peut opérer que si la chanson est au diapason. Or, n’est pas New Order qui veut. Par ailleurs, les phrasés groovy qui ont construit la légende du Mani de la période baggy sound n’existent pas dans FreeBass. Il reste de rares moments de grâce (It’s Not Too Late en ouverture trompeuse, Secrets And Lies), mais l’existence de FreeBass rappelle qu’un défit lancé au pub par trois types bourrés ne suffit pas à construire un bon groupe.
La posture de départ est discutable, et le résultat décevant. Pris en sandwich entre deux fortes personnalités, Andy Rourke s’est retiré, après un essai à la guitare. Surdéterminées, les compositions sont souvent boiteuses et écrasées par les tics de Hooky. Un peu à la manière de son groupe Revenge à l’époque de One True Passion (1990). Entamer un solo de basse, c’est bien, mais la magie ne peut opérer que si la chanson est au diapason. Or, n’est pas New Order qui veut. Par ailleurs, les phrasés groovy qui ont construit la légende du Mani de la période baggy sound n’existent pas dans FreeBass. Il reste de rares moments de grâce (It’s Not Too Late en ouverture trompeuse, Secrets And Lies), mais l’existence de FreeBass rappelle qu’un défit lancé au pub par trois types bourrés ne suffit pas à construire un bon groupe.