Évolution ou
révolution pour Lionel Pierres, un temps façonneur du hip hop expérimental
d’Abstrackt Keal Agram aux côtés de Tanguy Destable, alias Tepr ? Inaugurant une nouvelle
formule scénique instrumentale, le duo breton s’entoure des musiciens Hervé
Loos et Pierre Lucas. AKA était mort, Fortune était né (sans Tepr), sous
l’impulsion de ces nouveaux venus auxquels il faut ajouter François de
Miomandre et Pierrick Devin, alias 25 Hours A Day. En 2009, un premier Ep du
quintette dévoile Bully, où la
nonchalance baggy ricoche avec les ambiances synthétiques, quelque part entre The
Stone Roses et Midnight Juggernauts. Un autre single plus tard, Highway (EP)(2009), Fortune remet au goût
du jour ce son accrocheur et fondamentalement pop sur ce premier album, qui
démarre en trombe avec quatre bombinettes qui additionnent instantanéité
mélodique versaillaise et efficacité dansante mancunienne.
Grand admirateur de Weezer, ledit Pierres s’inspire du travail de leur producteur Ric Ocasek, et transcende le hit Since You’re Gone des Cars en désinvolte comptine afropop. Dès le morceau suivant, Highway explore au ralenti des contrées discoïdes, sans se départir d’un certain groove hypnotique. Mixé par l’incontournable Stéphane “Alf” Briat, le disque accueille également quelques beaux fleurons de la nouvelle scène française, la charmante Melody Porchet des espoirs My Bee’s Garden (Fancy Role), ou encore des membres de Poni Hoax et de Tahiti Boy. Une manière de tracer des liens évidents entre anciens et modernes, comme sur Poison où une basse new-wave virevolte au milieu de bourdonnements électroniques. Et de se placer avantageusement dans le tiercé de tête des prétendants au trône inaccessible de Phoenix.
Grand admirateur de Weezer, ledit Pierres s’inspire du travail de leur producteur Ric Ocasek, et transcende le hit Since You’re Gone des Cars en désinvolte comptine afropop. Dès le morceau suivant, Highway explore au ralenti des contrées discoïdes, sans se départir d’un certain groove hypnotique. Mixé par l’incontournable Stéphane “Alf” Briat, le disque accueille également quelques beaux fleurons de la nouvelle scène française, la charmante Melody Porchet des espoirs My Bee’s Garden (Fancy Role), ou encore des membres de Poni Hoax et de Tahiti Boy. Une manière de tracer des liens évidents entre anciens et modernes, comme sur Poison où une basse new-wave virevolte au milieu de bourdonnements électroniques. Et de se placer avantageusement dans le tiercé de tête des prétendants au trône inaccessible de Phoenix.