Amputé d’une bonne moitié de ses membres, Fool’s Gold a logiquement perdu une bonne partie de ses particularités exotiques et de
son originalité. Désormais réduits au rang de quintette, les Californiens
s’efforcent cependant de faire bonne figure sans pour autant renoncer à leurs penchants
pour les guitares afropop et les structures polyrythmiques tropicales. Il n’en
demeure pas moins que, comparé au premier LP (Fool’s Gold, 2009), Leave
No Trace apparaît comme une œuvre bien moins foisonnante et nettement plus
classique, largement dominée par des références plutôt bien maîtrisées à
l’indie pop eighties. Il souffre donc plus cruellement de la comparaison
avec ses très nombreux concurrents contemporains, Vampire Weekend en tête.
En l’absence de compositions marquantes, et alors que les quelques gimmicks world résiduels font rapidement long feu, c’est ici lorsqu’il retrouve des accents smithiens (Leave No Trace, The Dive) que le groupe parvient encore à séduire, en titillant agréablement notre fibre nostalgique. Sur la longueur, on finit toutefois par ressentir douloureusement le manque d’une émotion un peu plus consistante à se caler entre les oreilles. Au final, ce second LP de Fool’s Gold s’écoute sans déplaisir mais, comme son titre l’indique, ne laisse pas davantage de trace qu’une flatulence de Luke Lalonde sur la toile cirée de la salle à manger d’Ezra Koenig.
En l’absence de compositions marquantes, et alors que les quelques gimmicks world résiduels font rapidement long feu, c’est ici lorsqu’il retrouve des accents smithiens (Leave No Trace, The Dive) que le groupe parvient encore à séduire, en titillant agréablement notre fibre nostalgique. Sur la longueur, on finit toutefois par ressentir douloureusement le manque d’une émotion un peu plus consistante à se caler entre les oreilles. Au final, ce second LP de Fool’s Gold s’écoute sans déplaisir mais, comme son titre l’indique, ne laisse pas davantage de trace qu’une flatulence de Luke Lalonde sur la toile cirée de la salle à manger d’Ezra Koenig.
