En dépit de son charme et de ses qualités formelles indéniables, le premier album de Fleet Foxes avait laissé un arrière-goût d’insatisfaction un peu agaçant. Non pas à cause de l’unanimité critique ou surtout du succès commercial démesurés et inattendus rencontrés par le groupe. Après tout, il est toujours plus réjouissant que le produit des ventes de 500 000 albums en Angleterre revienne à ces sympathiques barbichus de Seattle plutôt qu’à leurs concurrents moins doués et plus cyniques. En revanche, il y avait un je-ne-sais-quoi d’inachevé et d’un peu creux dans ces premières chansons de Robin Pecknold, où la plénitude des harmonies et le raffinement mélodique contrastaient avec une litanies de métaphores floues servies sur fond de spiritualité mollassonne. Bref, Pecknold ne semblait pas toujours très bien savoir de quoi il souhaitait parler précisément dans ses textes, si ce n’est de sa passion adolescente pour la collection de disques de ses parents.
Helplessness Blues
The Shrine/An Argument
Trois ans plus tard, Robin s’est fait larguer, Robin a morflé et Robin a mûri. En tout cas, sur ce second LP qui résonne de manière plus puissante et franchement plus émouvante que son prédécesseur, il parvient à se faire comprendre de manière bien plus directe en entrelaçant intimement concepts universaux et tourments égotistes (Montezuma, Blue Spotted Tail). Toujours merveilleusement mis en valeur par les harmonies vocales de ses camarades et par des arrangements de plus en plus amples et maîtrisés (le crescendo symphonique de The Plains/Bitter Dancer ; les huit minutes épiques de The Shrine/An Argument qui dépeignent par le menu les étapes successives et dramatiques de la rupture amoureuse), ces douze nouveaux titres tiennent donc en équilibre entre perfectionnisme et spontanéité. Et rapprochent à la fois davantage leur auteur de ses idoles (Paul Simon, Graham Nash) et de son public.
The Plains/Bitter Dancer
> Écoutez Helplessness Blues en intégralité.
Helplessness Blues
The Shrine/An Argument
Trois ans plus tard, Robin s’est fait larguer, Robin a morflé et Robin a mûri. En tout cas, sur ce second LP qui résonne de manière plus puissante et franchement plus émouvante que son prédécesseur, il parvient à se faire comprendre de manière bien plus directe en entrelaçant intimement concepts universaux et tourments égotistes (Montezuma, Blue Spotted Tail). Toujours merveilleusement mis en valeur par les harmonies vocales de ses camarades et par des arrangements de plus en plus amples et maîtrisés (le crescendo symphonique de The Plains/Bitter Dancer ; les huit minutes épiques de The Shrine/An Argument qui dépeignent par le menu les étapes successives et dramatiques de la rupture amoureuse), ces douze nouveaux titres tiennent donc en équilibre entre perfectionnisme et spontanéité. Et rapprochent à la fois davantage leur auteur de ses idoles (Paul Simon, Graham Nash) et de son public.
The Plains/Bitter Dancer
> Écoutez Helplessness Blues en intégralité.
3 réactions réagir
Bon article mais je suis encore plus enthosusiaste que vous. Tiens voici la mienne de chronique ... décidément si tous vos lecteurs tiennent des blogs :-)
http://leschroniquesdeblake.blogspot.com/2011/05/folk-pop-le-printemps-fleet-foxes.html
http://leschroniquesdeblake.blogspot.com/2011/05/folk-pop-le-printemps-fleet-foxes.html
voici ma chronique http://funkyoudear.com/2011/05/03/fleet-foxes-helplessness-blues/
Moi je le trouvais quand même très émouvant le premier album. Et assez parfait au niveau du texte. Robyn Pecknold est un sacré poète!
Mais sinon je suis assez d'accord.
Ma chronique bientôt ici http://funkyoudear.com/author/tristan/
Mais sinon je suis assez d'accord.
Ma chronique bientôt ici http://funkyoudear.com/author/tristan/