Le
rêve américain des sœurs Söderberg, en deux temps. De passage en concert à
Nashville (Tennessee), les Suédoises sont harponnées par Jack White qui leur
fait enregistrer une reprise de Universal
Soldier de Buffy Sainte-Marie, sagement rangée l’an passé dans la série de
45 tours Third
Man Records. Mais c’est à Omaha (Nebraska) que First Aid Kit franchit
réellement la porte d’entrée de l’Ouest en enregistrant son deuxième album avec
Mike Mogis, compagnon de route de Bright Eyes ou M. Ward. L’association fait
des étincelles et inscrit le répertoire du duo sororal dans un imaginaire folk
très classique. Voix pleines et vibrantes en harmonie, guitare slide,
instrumentation chaleureuse et mélodies douces-amères, tout est en place. Klara
et Johanna Söderberg en jouent, notamment sur la belle Emmylou, qui file la métaphore country avec une certaine élégance (“I’ll be your Emmylou and I’ll
be your June/And you’ll be my Gram and my Johnny too”).
Pour autant, The Lion’s Roar ne s’en tient pas au pastiche et déroule une dizaine de mélodies mémorables et parfaitement orchestrées (les percussions tintinnabulantes de la magnifiquement triste Blue, un mellotron sur In The Hearts Of Men ou I Found A Way). En point d’orgue de cette belle réussite, une grande chanson où se sont invités The Felice Brothers et Conor Oberst, avec pieds battant la mesure, violon, accordéon, trompette et texte glaçant : “And once you asked me well what's my biggest fear/That things would always remain so unclear/That one day I'd wake up all alone/With a big family and emptiness sleeping in my bones/That I would be so blinded, turn into fear/And that my fake laugh would suddenly sound sincere”.
Pour autant, The Lion’s Roar ne s’en tient pas au pastiche et déroule une dizaine de mélodies mémorables et parfaitement orchestrées (les percussions tintinnabulantes de la magnifiquement triste Blue, un mellotron sur In The Hearts Of Men ou I Found A Way). En point d’orgue de cette belle réussite, une grande chanson où se sont invités The Felice Brothers et Conor Oberst, avec pieds battant la mesure, violon, accordéon, trompette et texte glaçant : “And once you asked me well what's my biggest fear/That things would always remain so unclear/That one day I'd wake up all alone/With a big family and emptiness sleeping in my bones/That I would be so blinded, turn into fear/And that my fake laugh would suddenly sound sincere”.
