Revenus aux affaires collectives en 2010 après une longue parenthèse de
trois ans, les frères Brewis poursuivent donc le fil d’une
discographie placée sous le double signe contradictoire de la
profusion et de la frustration. Une fois encore, il reste impossible
de ne pas s’incliner devant le talent de ces frangins surdoués qui
maîtrisent sur le bout de leurs vingt doigts une flopée
impressionnante de références éclectiques et peu contestables, du
néo-classicisme à la Bernstein jusqu’à la pop raffinée de Brian Wilson en passant par les cadences progressives du Yes de la grande
époque. Lorsqu’ils parviennent au sommet de leur art, comme c’est
ici le cas à plusieurs reprises (A
New Town,
Is
This The Picture?),
ils rivalisent presque avec la beauté étrange et biscornue
d’English
Settlement
(1982) de XTC.
En revanche, on demeure sceptique sur leur capacité à mettre en valeur de manière optimale ces compositions qui pêchent parfois par leur densité presque rebutante et leur excès de complexité. Après avoir testé au-delà de ses limites la patience de l’auditeur bienveillant sur la longueur d’un double album (Measure, 2010), ils ont prudemment opté pour un format plus court de trente-cinq minutes, mais en cherchant à y condenser pas moins de quinze titres ! C’est donc peu dire que l’on s’égare parfois dans les détours tortueux de ces mélodies labyrinthiques, dans le dédale ultra exigeant de ces bribes de chansons génialement esquissées, mais trop vite abandonnée sur le carreau pour mieux se précipiter vers la suivante. Dommage car on commence à désespérer d’entendre un jour le chef-d’œuvre dont on sait Field Music en lieu et place de ces demi-réussites.
En revanche, on demeure sceptique sur leur capacité à mettre en valeur de manière optimale ces compositions qui pêchent parfois par leur densité presque rebutante et leur excès de complexité. Après avoir testé au-delà de ses limites la patience de l’auditeur bienveillant sur la longueur d’un double album (Measure, 2010), ils ont prudemment opté pour un format plus court de trente-cinq minutes, mais en cherchant à y condenser pas moins de quinze titres ! C’est donc peu dire que l’on s’égare parfois dans les détours tortueux de ces mélodies labyrinthiques, dans le dédale ultra exigeant de ces bribes de chansons génialement esquissées, mais trop vite abandonnée sur le carreau pour mieux se précipiter vers la suivante. Dommage car on commence à désespérer d’entendre un jour le chef-d’œuvre dont on sait Field Music en lieu et place de ces demi-réussites.
1 réaction réagir
Le rock est-il...
a. ...cette niche émotionnelle, quelle qu'elle soit, stable, conforstable ?
b. ... un théâtre d'aventure ?
Si vous avez répondu b. ce disque est un des plus beaux de l'année.
a. ...cette niche émotionnelle, quelle qu'elle soit, stable, conforstable ?
b. ... un théâtre d'aventure ?
Si vous avez répondu b. ce disque est un des plus beaux de l'année.
