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Dieu que cette fille doit être énervante pour la concurrence ! Depuis qu’on la découvrit avec le phénoménal Mushaboom et l’inusable Let It Die, respectivement son premier single et deuxième album parus en 2004, la Canadienne Leslie Feist n’a pas commis le moindre faux pas, sa participation à Broken Social Scene et ses duos avec, excusez du peu, Dani, Hypnolove, Teki Latex, Jane Birkin, Rubies, Wilco, Kings Of Convenience ou encore Grizzly Bear. Avec le magistral The Reminder (2007), c’est à nos oreilles ébaubies que la jolie brune confia ses plus belles chansons, acclamées dans le monde entier. Toujours entourée de ses acolytes Chilly Gonzales, Mocky et Renaud Letang, auxquels s’ajoute l’Islandais Valgeir Sigurðsson (producteur pour Björk, Múm ou Bonnie 'Prince' Billy), Feist se rappelle aujourd’hui à notre bon souvenir avec Metals, quelques mois à peine après l’instructif documentaire Look At What The Light Did Now (2010). Sans chercher à feindre un quelconque détachement, c’est instinctivement que l’on s’approprie, dès la première écoute, ces douze titres intimistes, interprétées avec une voix plus profonde et ouatée que jamais. Plus qu’aux cerveaux, Feist a un véritable don pour s’adresser à nos sens. Fruit de sa première véritable pause depuis ses débuts, cet album, composé en trois mois dans son garage, allie à l’intimité des textes des arrangements d’une inventivité insensée.

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Passant des percussions endiablées de The Bad In Each Other à la douceur grave de Graveyard, de la délicatesse acoustique de Caught A Long Wind – un des sommets de Metals – aux classiques pop instantanés que sont How Come You Never Go There et A Commotion, là tout n’est que beauté, luxe, calme et volupté. À l’instar de L’invitation Au Voyage de Baudelaire – Metals a vu le jour à Big Sur, sur la côte californienne –, la chanteuse témoigne d’un supplément d’âme qui fait toute la différence… Manifestement inspirés par la beauté du cadre, Chilly Gonzales, Mocky, Dean Stone aux percussions et Brian LeBarton aux claviers sont parvenus à retranscrire l’émotion de pièces délicates telles que Get It Wrong, Get It Right ou The Circle Married The Line en y ajoutant une force de groupe saisissante. Avec Bittersweet Melodies et surtout Undiscovered First et Comfort Me, attrape-cœurs parfait, elle installe une proximité peu commune. Combien d’artistes se damneraient pour interpréter des chansons de la trempe de Cicadas And Gulls ? Feist, elle, en aligne douze en moins de temps qu’il n’en faut à PJ Harvey pour trouver l’instrument qui régira son prochain effort. Assurément, ces métaux-là sont des plus précieux.
Renaud Paulik
MAGIC RPM  #156


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climbatize - 05/11/2011 17:19
J'la rejoindrais bien dans son lit sur la couv'

Heuuu sinon j'aime bien l'album.