Porté par le
succès que l’on sait, The Reminder (2007),
le chef-d’œuvre absolu de Leslie Feist, valait bien qu’on lui consacre un film.
Revenant sur son enregistrement, la promotion (pochettes, clips) et la
titanesque tournée qui ont suivi, le documentaire d’Anthony Seck nous présente
une artiste comme il en existe peu, plus soucieuse de donner une vision globale
de son art que de s’afficher. Entourée de musiciens aventureux tels que
Gonzales, Patrick Daughters, Mocky ou Jamie Lidell, Feist donne vie à quelques-unes
de ses plus belles chansons sous l’œil d’une caméra à la fois complice et
discrète. Parfaitement à son aise dans l’énorme bâtisse des studios franciliens
de La Frette – dont elle semble avoir tiré le maximum –, on la découvre ainsi sur
la terrasse, en pleine session d’enregistrement du bien nommé The Park, avec le son de la campagne environnante
en guise d’accompagnement. Plus loin, entouré de musiciens d’une retenue rare, c’est The
Water qui prend corps au doux son d’une contrebasse et de percussions
légères, dans un salon faiblement éclairé à la bougie.
Grâce à des images d’une troublante justesse, le spectateur a le sentiment de se trouver dans la pièce au moment précis où la création musicale se joue. Autre grand chapitre de Look At What The Light Did Now, les extraits de concerts occupent une place essentielle dans le film. Car en plus de revenir sur la présence scénique et le jeu de guitare impressionnants de Feist, ces versions permettent de (re)découvrir les somptueuses projections de l’artiste peintre Clea Minaker, dont l’habile jeu de dessins, d’ombres et de lumières magnifie le spectacle à chaque instant. Élément essentiel de son œuvre, ce documentaire, remarquablement filmé et monté, propose également en bonus de choix les plus beaux clips de la belle canadienne, ses débuts aux côtés de Gonzales, plusieurs courts-métrages et sept chansons live. Enfin, cerise sur un déjà copieux gâteau, un album l’accompagne, qui regroupe titres live – où l’on retrouve la demoiselle et ses quatre musiciens au sommet de leur art –, une version solo de la chanson titre et autres relectures de The Reminder au piano solo par le fidèle Gonzales. Bref, autant de bonnes raisons de jeter plus qu’un œil à cette lumière-là…
Grâce à des images d’une troublante justesse, le spectateur a le sentiment de se trouver dans la pièce au moment précis où la création musicale se joue. Autre grand chapitre de Look At What The Light Did Now, les extraits de concerts occupent une place essentielle dans le film. Car en plus de revenir sur la présence scénique et le jeu de guitare impressionnants de Feist, ces versions permettent de (re)découvrir les somptueuses projections de l’artiste peintre Clea Minaker, dont l’habile jeu de dessins, d’ombres et de lumières magnifie le spectacle à chaque instant. Élément essentiel de son œuvre, ce documentaire, remarquablement filmé et monté, propose également en bonus de choix les plus beaux clips de la belle canadienne, ses débuts aux côtés de Gonzales, plusieurs courts-métrages et sept chansons live. Enfin, cerise sur un déjà copieux gâteau, un album l’accompagne, qui regroupe titres live – où l’on retrouve la demoiselle et ses quatre musiciens au sommet de leur art –, une version solo de la chanson titre et autres relectures de The Reminder au piano solo par le fidèle Gonzales. Bref, autant de bonnes raisons de jeter plus qu’un œil à cette lumière-là…