Feable Weiner

Vu par Magic

Dear Hot Chick

archive mag décembre 2004
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La rencontre avec Feable Wiener débute par un désagréable choc visuel. Une pochette comme celle de Dear Hot Chick, premier album du quatuor de Nashville, même Genesis n'aurait jamais osé en imaginer la conception. Heureusement, l'amateur de rock a appris à  ne pas s'arrêter à  ce type de détail. Après tout, le mauvais goût et l'autodérision facile font partie des codes du grand cirque aux décibels. Et lorsque San Deem Us Ready, premier single placé en ouverture, débarque en trombe sur sa planche de surf avec la chemise de Weezer, l'adolescent attardé a déjà  commencé ses échauffements pour le pogo. Manque de chance, une minute plus tard les rhumatismes se réveillent, et l'enthousiasme enfantin laisse place à  une aigreur de vieux briscard. Car force est de reconnaître qu'il ne suffit pas d'être accro à  l'adrénaline pour pouvoir s'adonner sans remords au power punk à  roulettes de Feable Wiener. Confondant The Beach Boys avec les bâtards de Green Day, pédalant dans la barbe à  papa, ces jeunes crétins se rêvent en "catalyseurs du non-sens" (Catalyst), mais atteignent plus sûrement des sommets de niaiserie (U Minus Cool, Moron, Less Off). Atom, Josh, Ben et Jeff sont toujours de bonne humeur, dommage que celle-ci ne soit pas communicative.

Michaël Patin

article extrait de :
MAGIC RPM #86


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