Encore une fois (la septième, si nos décomptes sont
exacts), l’ermite pop du Texas fait parvenir à ses fans ébaubis une carte postale
chatoyante composée de quatorze nouveaux titres. Un peu plus mélancolique qu’à
l’accoutumée mais toujours radicalement rétif à toute forme de tri sélectif,
Faris Nourallah privilégie la profusion et la générosité (seize autres chansons
inédites ont été mises gratuitement en ligne depuis quelques semaines) au
détriment de toute forme de perfectionnisme formel. Difficile donc, face à cet
état d’esprit irréprochable et à ce talent si naturel, de faire la fine bouche
et de détailler avec une oreille critique les rares scories assumées qui
émaillent Se Busca.
Disons que dans l’hypothèse fort improbable, pour des raisons à la fois déontologiques et artistiques, où Nourallah se déciderait à publier un jour un best of, on trouverait ici plusieurs candidats sérieux à la sélection finale. À commencer par Have You Ever Been In Love ?, meilleur inédit posthume d’Elliott Smith, ou Find Another Friend qui, avec ses clavecins et sa mélodie célestes, tout droit tombés de l’antique escarcelle de The Left Banke, nous convainc pendant trois minutes que nous n’auront jamais plus besoin de chercher ailleurs un autre ami. Globalement, les deux premiers tiers de l’album, dominés par les sonorités synthétiques et les claviers, forcent l’admiration constante. Seuls quelques titres plus débraillés et plus rock détonnent un peu en fin de parcours (Evil Woman, ‘Til You Came Along). Mais qu’importe : Faris sera toujours Faris !
Disons que dans l’hypothèse fort improbable, pour des raisons à la fois déontologiques et artistiques, où Nourallah se déciderait à publier un jour un best of, on trouverait ici plusieurs candidats sérieux à la sélection finale. À commencer par Have You Ever Been In Love ?, meilleur inédit posthume d’Elliott Smith, ou Find Another Friend qui, avec ses clavecins et sa mélodie célestes, tout droit tombés de l’antique escarcelle de The Left Banke, nous convainc pendant trois minutes que nous n’auront jamais plus besoin de chercher ailleurs un autre ami. Globalement, les deux premiers tiers de l’album, dominés par les sonorités synthétiques et les claviers, forcent l’admiration constante. Seuls quelques titres plus débraillés et plus rock détonnent un peu en fin de parcours (Evil Woman, ‘Til You Came Along). Mais qu’importe : Faris sera toujours Faris !
2 réactions réagir
En plus il existe déjà un Best of de Faris Nourallah, déontologiquement indiscutable.
Critique un peu rapide, à mon avis. Je me réjouis des louanges et de la pertinente analyse de la générosité nourallahienne, mais ‘Til You Came Along me semble un morceau impressionnant et tétanisant, d'une intensité très rare. Thanks anyway.