En kiosque actuellement Commander

Biographie

L’auteur du génial album Spirit Guides répond au nom étrange de Jonas Bonnetta, un Canadien de vingt-huit ans grandi à la campagne mais résidant aujourd’hui à Toronto, au beau milieu d’une scène pléthorique – de The Magic à Timber Timbre. Il n’empêche. Le jeune homme n’a pas oublié ses racines, et il a même gardé… la main verte à l’heure d’imaginer des compositions à haute teneur organique, viscéralement entêtante et obsédante. “C’est vrai, dans mes chansons, on trouve pas mal de références à la forêt, à la nature en général. Mais ce n’est qu’à la fin de l’enregistrement que je me suis aperçu à quel point la campagne avait influencé mon écriture”. Fort de huit morceaux et d’un… orage, Spirit Guides est le deuxième album de Jason, successeur d’un Farewell To Harmony sorti en 2007, mais le premier à être crédité à Evening Hymns. “En fait, je ne voulais pas que les gens me perçoivent comme un chanteur-compositeur, comme l’un de ces types seuls ayant une guitare pour tout bagage”. Il a raison. Enregistré sous la férule de son ami James Bunton, membre de Ohbijou, et sculpté avec l’aide de dix-sept copains, ce disque affiche une intimité que l’on rêve de partager, une mélancolie qu’on épouse avec tendresse. Quelques cordes et cuivres, une flûte, des accords acoustiques, des éclairs électriques sont les atours principaux de ces chansons à la fragilité exacerbée, à l’image de Cedars, où Jonas évoque avec une pudeur étourdissante la disparition de son père, survenue pendant les sessions. Cousin du Français St Augustine et de l’Américain Phosphorescent, le garçon fait montre d’une simplicité désarmante, à l’image de ces mélodies interprétées avec une justesse jamais démentie. “Je ne suis pas très prolifique”, tient pourtant à prévenir Bonnetta. “Je mets beaucoup de temps à composer, sans doute parce que j’ai besoin d’être ému pour puiser l’énergie nécessaire à l’écriture d’une chanson”. Pas étonnant, dès lors, qu’Evening Hymns nous tourneboule à ce point…