Etienne Daho
Daholympia“Il n’est pas de hasard, il est des rendez-vous”, rappelle souvent l’intéressé en Ouverture. Depuis quelques années, Étienne Daho a pris rendez-vous avec l’Olympia, cette salle du boulevard des Capucines où “son nom scintille tout là haut”, une semaine durant. La formule scénique choisie – guitare, basse, batterie, clavier et un trio féminin de cordes – permet au natif d’Oran – comme feu YSL, auquel il dédicacera Cap Falcon – de composer un savant mélange entre chansons poignantes (Sur Mon Cou, Boulevard Des Capucines) et refrains populaires (Des Attractions Désastre, Le Grand Sommeil), ballades symphoniques (Ouverture, Des Heures Hindoues) et titres dansants (L’Enfer Enfin, Épaule Tattoo), servi par un jeu de lumières et des projections idoines. Étonnamment loquace entre les morceaux, Étienne rayonne en ce dimanche, dernière date de son Daholympia. Montée comme une boucle autour de L’Invitation, son dernier album qui valut à son auteur une récente Victoire de la musique, cet Obsession Tour fait la part belle à Paris Ailleurs, Éden et Corps Et Ârmes, oblitérant étrangement Réévolution. Comme dans la chanson, “la foule aimante a vacillé” pour la meilleure tournée de Daho depuis dix ans.
De notre envoyé spécial Franck Vergeade