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Walking On A Dream de Empire Of The Sun

chronique d'album
Empire Of The Sun incarne le résultat spontané d’une longue amitié entre Luke Steele, songwriter aussi génial que méconnu avec The Sleepy Jackson, et Nick Littlemore, valeur montante océanique avec Pnau. A priori aux antipodes l’un de l’autre, ces deux Australiens se côtoient depuis une dizaine d’années. Dès les premières mesures de Walking On A Dream, leur association étonne et surprend, malgré sa volonté affichée de séduire le tympan à la première écoute. La route de Nick Littlemore ne fut pas longue : tout juste délaisse-t-il la compression phosphorescente de Pnau pour rêver d’une pop eighties, façon Ladyhawke (la blonde platine Pip Brown fut d’ailleurs sa moitié au sein de Teenager).

Bien plus impressionnante est la transformation de Luke Steele. On n’aurait jamais pensé entendre la voix et l’âme de The Sleepy Jackson entonner des morceaux à la légèreté revendiquée, aux mélodies éphémères et à la production volontairement désuète (ou dans l’air du temps, c’est selon). Des chansons qui ouvrent Walking On A Dream, seule s’échappe We Are The People, joyau synth pop où le chant de Steele retrouve les accents étranglés qui nous ont fait chavirer plus d’une fois et qui ne sont pas sans rappeler Frankie Goes To Hollywood. À ce stade, on s’interroge : Luke Steele serait-il le Pierre Bondu australien ? Signataire de deux albums parfaits boudés par le public (tout comme le Français tristement devenu Daven Keller), Luke Steele voudrait-il se réinventer par le biais de cette collaboration ?

Notre avis est sur le point d’être fait lorsque déboule Delta Bay, dont les voix de trolls et autres chœurs emplis d’hélium nous lâchent en terres inconnues. S’ensuit Country, magnifique instrumental en mille-feuilles, constitué d’arpèges façon Everybody’s Talking de Fred Neil, d’une basse en écho et de mirifiques nappes synthétiques. Bâtie par le seul Littlemore, cette cathédrale sonore invite au silence et au recueillement. Puis ouvre grand les fenêtres sur The World, chanson majestueuse et flottante dans laquelle le timbre himalayesque de Steele prend toute son ampleur. C’est donc ça : un album en deux faces, samedi soir et dimanche matin, nuit et jour, nouvelle et vieille école ? Trop malin, le tandem refuse l’évidence, et conclut avec un hip hop foufou et deux ritournelles synthétiques. Derrière le racolage de façade, Walkin On A Dream ne peut s’écouter d’une oreille distraite ; bien plus complexe qu’elle n’y paraît, cette œuvre irritante et intrigante n’a pas encore libéré toute son essence. Une fascinante curiosité.
Thibaut Allemand
MAGIC RPM  #129


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Sunshine - 16/06/2010 01:16
Voilà une drogue saine, venue tout droit du pays des kangourous! Ca fait du bien! C'est assez personnel, recherché et que dire de cette pochette science-fictionnesque! Ils ne font rien comme les autres et c'est ce qui les rend uniques! J'adhère à 100%! Là j'ai le premier album que j'me suis offert, sans regret! Vivement la suite... Même si Nick ( le brun qui s'trimballe avec une boule de cristal... ) aurait semble-t-il quitté la formation.