Depuis une dizaine d'années, la très discrète Emmanuelle de
Héricourt enregistre, dans le plus grand secret, une musique électronique aussi
atypique qu'enthousiasmante. Si la hype n'a pas encore planté ses crocs dans
ses titres squelettiques, il n'en demeure pas moins certain que, depuis Morgen
(2003) et ses brillantes escapades en duo avec Hypo (The Correct Use Of Pets,
2006), EDH compte parmi les plus singuliers mélodistes de France. C'est
certain, on n'écrit pas des titres tels que Call sans un indéniable
talent. La décennie qui sépare ses enregistrements new-yorkais (publiés l'an
dernier via Matte Black Editions) de Predature l'ont vue passer du
statut d'esthète du bricolage inspiré à celui d'orfèvre de la production.
L'appellation “electro pop
minimale enrichie au Broadcast”
pourrait contenir une traduction partielle de cette musique dansante et
mélancolique, mais aucune équation ne saurait résumer la formule sans cesse
renouvelée des disques de cette artiste itinérante.
L'influence reconnue de la géographie semble plus pertinente : entre Cologne, New York et Paris se dessinent les accents sophistiqués des titres qui peuplent ce disque brillant et enivrant. Predature se présente comme la suite idéale du précédent 7” (2008) – le hasard y est toujours heureux et choyé, et la production encore plus aboutie. La guitare basse structure les titres et leur confère un groove froid et inimitable mettant en relief l'impassible electronica warpienne de fond. Souvent, les morceaux de Predature commencent là où jamais ne s'aventurent les autres : l'imagination pure, la curiosité et le goût de l'inspiration engendrée par l'instant peuvent trouver une explication dans le parcours de cette artiste graphique reconvertie par fortune à la musique. Le beat mécanique et la basse claustrophobe qui saisissent dès l'inaugural Ramble accompagnent la chanteuse et l'auditeur dans une danse possédée et insensée de quatorze chansons idéales. La voix douce, sensuelle et résignée fredonne une prose déviante où toutes les émotions sont corporelles et animales (se référer à la splendide pochette). Élégant, distant, aérien et remarquablement intelligent, le spleen gracieux de Predature incarne le pendant européen de Nite Jewel et une réponse pop à Mira Calix. Rien de moins.
L'influence reconnue de la géographie semble plus pertinente : entre Cologne, New York et Paris se dessinent les accents sophistiqués des titres qui peuplent ce disque brillant et enivrant. Predature se présente comme la suite idéale du précédent 7” (2008) – le hasard y est toujours heureux et choyé, et la production encore plus aboutie. La guitare basse structure les titres et leur confère un groove froid et inimitable mettant en relief l'impassible electronica warpienne de fond. Souvent, les morceaux de Predature commencent là où jamais ne s'aventurent les autres : l'imagination pure, la curiosité et le goût de l'inspiration engendrée par l'instant peuvent trouver une explication dans le parcours de cette artiste graphique reconvertie par fortune à la musique. Le beat mécanique et la basse claustrophobe qui saisissent dès l'inaugural Ramble accompagnent la chanteuse et l'auditeur dans une danse possédée et insensée de quatorze chansons idéales. La voix douce, sensuelle et résignée fredonne une prose déviante où toutes les émotions sont corporelles et animales (se référer à la splendide pochette). Élégant, distant, aérien et remarquablement intelligent, le spleen gracieux de Predature incarne le pendant européen de Nite Jewel et une réponse pop à Mira Calix. Rien de moins.
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Retrouvez EDH en concert dans le cadre du festival BS℗2011 à l'International le samedi 16 juillet. Avec Unison, To The Happy Few, Chief Black Cloud.
Entrée libre.
+ d'infos sur la date : http://www.lesboutiquessonores.com/agenda/bsp2011-acte-iii/
+d'infos sur le festival : http://www.lesboutiquessonores.com/BSp2011
Entrée libre.
+ d'infos sur la date : http://www.lesboutiquessonores.com/agenda/bsp2011-acte-iii/
+d'infos sur le festival : http://www.lesboutiquessonores.com/BSp2011