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Eddi Reader Sings The Songs Of Robert Burns
archive mag juillet 2003
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Dans la famille Reader, on demande la fille. Bonne pioche. On connaissait déjà le fils, Francis, chanteur des raffinés et inoubliables Trash Can Sinatras. Voilà que se rappelle à notre bon souvenir Eddi, sa romantique frangine à la voix sucrée. Ancienne meneuse du combo à succès Fairground Attraction (dont le classique Perfect reste l'un des tubes certifiés de l'année 1988), Eddi possède l'une des voix les plus cristallines du folk britannique. Comme toute Écossaise qui se respecte, la rouquine a fréquenté les pubs chaleureux où la bière brune coule à flot et où les guitares répondent aux bagpipes. Là, elle est entrée en contact avec le répertoire du poète Robert Burns. D'une grande pauvreté, celui-ci s'est instruit seul et a publié en 1786 des poèmes en dialecte écossais (Ae Fond Kiss, Auld Lang Syne, mis ici en musique). Le succès est au rendez-vous. Épris de liberté et admiratif des actions menées par les sans-culottes pendant la Révolution Française (Ye Jacobites), il a été mis au ban de la société bien-pensante de Glasgow. Le peuple garde en mémoire les rimes sentimentales riches et les chansons teintées d'humour du barde. Elles retrouvent sur cet album une nouvelle jeunesse. Enregistrés avec le Royal Scottish National Orchestra, les onze morceaux font swinguer les roustons sous le kilt (Jamie Come Try Me, Willie Stewart/Molly Rankin, Charlie Is My Darling). Le quadrille devient tendance. Les dernières notes viennent tout juste de résonner que l'on se prend à rêver d'assister à une réunion de famille chez les Reader. Pour ça, on est prêt à avaler une part de Haggis (de la panse de brebis fourrée avec des viscères et rognons de moutons).
Jean-Noël Dastugue
article extrait de :
MAGIC RPM #73
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