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Elektrik Soul Psymphonie
archive mag octobre 2005
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Des indices pour commencer. Vieille connaissance du bonhomme en guise de nouveau label, Earworm Records, consécutif à un divorce avec Mute. Finies, donc, les pochettes sobres avec photo en noir et blanc (Giraffe), exit la new-wave. Un titre d'album éloquent, toujours risqué comme stratégie. Beaucoup d'interludes, synonyme de respirations nécessaires à l'écoute successive de titres difficiles. Des photos dignes de "délires de musiciens" dans le livret, d'où il ressort qu'ils n'ont pas bu que du lait fraise pendant l'enregistrement. Et la musique dans tout ça? Elektrik? Moyen... Soul? De loin... On a souvent droit à de longues plages de bruitages en tout genre avant de deviner dans un épais brouillard une bribe de mélodie, une voix engageante ou encore des instruments maîtrisés et non livrés à eux-mêmes. Bien sûr, par courts instants, certains morceaux nous sortent de cette torpeur léthargique pénible (le très Revolverien Lovesick Antelopes ou encore un Death Drums, digne d'être signé sur le label Heavenly), mais globalement, Richard Warren tente à chaque fois de nous embarquer avec lui dans son combat contre ses propres démons. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on ne se sent à aucun moment concerné. On est ici très loin du talent de Richard Fearless ou de David Holmes, probablement les deux modèles haïs et enviés dans sa vie de tous les jours. Programme de la rentrée pour Echoboy : moins de drogues hallucinogènes qui rendent paranoïaques et plus de lait fraise.
ROBERT ALVES
article extrait de :
MAGIC RPM #94
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