A Lire

Live In Liverpool

archive mag mars 2002
Soyez le premier à réagir

L'annonce de la reformation d'Echo & The Bunnymen en 1997 s'était très vite accompagnée d'une bonne nouvelle : la sortie d'Evergreen prouvait haut la main que ce groupe avait encore une raison d'être. Malheureusement, une mauvaise surprise allait suivre : par la faute d'un batteur butor, il avait perdu en concert de son aura émotionnelle. Et c'était d'autant plus rageant pour tous ceux qui avaient eu la chance de le voir sur scène dans les années 80, tant chacune de ses prestations faisait oeuvre d'événement, porté par une élégance, une hargne et une magie que beaucoup leur enviaient. Heureusement et malgré le départ du bassiste Les Pattinson , les Bunnymen ont depuis corrigé le tir et renoué avec leur excellence passée. Ce que vient confirmer haut la main ce disque, qui tient en fait autant du Best Of que de l'album live, le tout premier de leur histoire. Best Of parce que, à quelques exceptions près, on retrouve leurs meilleures compositions (de la majestueuse Ocean Rain à l'entêtante Over The Wall, en passant par Never Stop ou la captivante Zimbo), sur lesquelles Ian McCulloch confirme qu'il est bien l'un des plus grands chanteurs de sa génération, un crooner psychédélico-new-wave de haute tenue. En revanche, on n'a peut-être pas assez insisté sur l'inventivité de Will Sergeant, aussi à l'aise pour distiller des arpèges d'une luminosité aveuglante (la magnifique version de The Killing Moon, imparablement indémodable) que des riffs tranchants (Rescue, en ouverture). Mais ce disque vient aussi rappeler que Flowers, dernier Lp en date, est un très bon album, tant King Of Kings ou Buried Alive n'ont pas à rougir de la comparaison avec des classiques tels que Back Of Love ou The Cutter. Et, au final, Live In Liverpool se pose en élégant démenti du titre de la magistrale ballade Nothing Lasts Forever : en effet, la fascination scénique qu'est capable de susciter Echo And The Bunnymen ne semble pas prête de s'évanouir.

Christophe Basterra

magazine num 59 article extrait de :
MAGIC RPM #59


Commentaires


Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire :



Mot de passe oublié ? - S'inscrire