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Evergreen

archive mag juillet 1997
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"Un jour, tout lasse, tout passe, tout casse... et revient". Un adage populaire qui résume à lui seul toute la carrière de Ian McCulloch, en quête éperdue de sa gloire d'antan et incapable de survivre seul ou en groupe au split d'Echo & The Bunnymen. A ce titre, Evergreen témoigne de l'obsession permanente du gouailleur liverpudlien de retrouver sa verte jeunesse. Ainsi donc, le piteux fourvoiement d'Electrafixion qui marquait pourtant le rabibochage avec Will Sergeant préfigurait le retour d'Echo & The Bunnymen, près de dix ans après sa séparation. Et les premières notes de Don't Let It Get You Down suffisent pour juger de l'opportunité d'une telle reformation, dont on avait pu légitimement douter. On éprouve même un réel plaisir à écouter un groupe prémuni contre la pâtine du temps. Mais de la douzaine de chansons puisées dans un âge d'or révolu (Sergeant et Pattison au mieux de leur forme), c'est évidemment la voix suave de McCulloch qui suscite le plus d'admiration. Car si l'heure du disque acoustique n'a pas encore sonné l'écrin idéal pour une voix pareille , Mac The Knife chante sur Evergreen avec une sobriété exemplaire. Et Nothings Lasts Forever, premier single idéal avec Liam Gallagher aux choeurs, se pose déjà comme la meilleure chanson d'Oasis. On ne remerciera jamais assez Echo & The Bunnymen de nous épargner l'écoute du prochain album des frères Gallagher.

Franck Vergeade

magazine num 15 article extrait de :
MAGIC RPM #15


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