Avouer d’entrée
de jeu qu’on n’a pas écouté les trois derniers albums des hommes lapins
reformés ne nous laisse pas la moindre culpabilité. Depuis le sémillant Evergreen (1997), on avait lâchement
préféré laisser les vieux griguoux à leur partie de rami. Peut-être à tort si
l’on en juge la bonne forme qu’affichent Ian McCulloch et Will Sergeant dans
cette Fountain qu’on écoute comme on
déboucherait un vieux flacon, pas sûr de la qualité de sa contenance, tout en
étant assez curieux. Et puis, avec seulement onze Lp’s en trente ans de
carrière, on ne pas peut dire que la parcimonie des Liverpuldiens soit,
comparée aux poids honteux des pachydermes de la même époque, sans leur faire
honneur.
Certes, on ne pourra vous annoncer comme cette vieille et belle gueule toujours bravache de Ian McCulloch que The Fountain est leur meilleur disque depuis l’indépassable Ocean Rain (1984), mais l’eau qui en coule est suffisamment pure et chaude pour qu’on s’y baigne avec délectation. De l’inaugural I Think I Need It Too, single fier et massif (on n’a pas dit héroïque), au final The Idolness Of God, belle ballade où plane l’ombre de Jacques Brel et de Scott Walker, on y entend encore ce qui a fait le charme supérieur de ce groupe unique et admirable, aussi loin de l’abdication que de la maison de retraite.
Certes, on ne pourra vous annoncer comme cette vieille et belle gueule toujours bravache de Ian McCulloch que The Fountain est leur meilleur disque depuis l’indépassable Ocean Rain (1984), mais l’eau qui en coule est suffisamment pure et chaude pour qu’on s’y baigne avec délectation. De l’inaugural I Think I Need It Too, single fier et massif (on n’a pas dit héroïque), au final The Idolness Of God, belle ballade où plane l’ombre de Jacques Brel et de Scott Walker, on y entend encore ce qui a fait le charme supérieur de ce groupe unique et admirable, aussi loin de l’abdication que de la maison de retraite.
2 réactions réagir
Sous-estimés, boudés, moqués mais au final toujours mordants. Les Bunnymen c'est la classe éternelle pas moins.
Sauf que Mac Culloch ne s'est pas foulé pour les paroles. C'est un peu daté quand même. C'est la nostalgie qui peut nous faire aimer un album pareil. Ils n'inventent plus rien. C'est sûr que quand on a écrit "a promise", c'est dur à dépasser...