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All Harm Ends Here

archive mag décembre 2004
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Basé à  Bloomington, au fin fond de l'Indiana, Early Day Miners n'a rien du groupe de bouseux imaginé à  la vue de leurs clichés en chemise à  carreaux et bottes de caoutchouc. Et si les guitares, basse et batterie du quintette sont toutes de marque américaine, c'est plutôt du côté de l'Écosse nourricière de Mogwai qu'il faudra chercher son unique source d'inspiration. Quatrième album du groupe, All Harm Ends Here est un disque honnête, très (trop ?) bien interprété et manifestement produit par des gens inspirés, mais qu'on ne parvient pas à  séparer d'un sentiment de déjà -entendu fort gênant. Ces plages de guitares atmosphériques allant crescendo, ces arpèges noyés dans l'écho et ces rythmiques marquées, on les pratique depuis de trop nombreuses années pour succomber une fois encore à  leurs charmes surannés. La langueur que cultivent Daniel Burton, Joseph Brumley et associés rime trop souvent avec longueur : n'est pas Stuart Braithwaite qui veut ! Un peu en avance pour un revival post-rock non-désiré, ces Early Day Miners sont aujourd'hui dramatiquement à  la traîne sur leur temps et devraient rapidement se retrouver en tête de gondole de l'internationale des soldeurs maniaco-dépressifs. Contrairement à  ce que suggère son titre, tous les maux commencent là  pour eux.

Renaud Paulik

magazine num 86 article extrait de :
MAGIC RPM #86


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