Le désir incandescent qui incite tout (post) adolescent aspirant à prendre la guitare comme on part en guerre contre la morosité ambiante tenait tout entier dans le premier album de Dum Dum Girls. I Will Be (2010), comme le clamait avec détermination Dee Dee sous une couche de distorsion rock garage. Malgré ses années de d’université loin derrière elle, Kristen Gundred (son patronyme dans le civil) ne pouvait se résigner à laisser ses rêves de pop et d’électricité se diluer dans le quotidien de petits boulots peu épanouissants. Émergeant au même moment que d’autres combos féminins sur la scène de Los Angeles, des solaires et stone Best Coast aux juvéniles et tordues Puro Instinct, les quatre Dum Dum Girls se différencient aujourd’hui de leurs consœurs par une ambition qui se révèle vite encombrante.
Ce qui se dessinait en creux sur le décevant EP He Gets Me High (2011), où elles massacraient There Is A Light That Never Goes Out de The Smiths, se confirme sur Only In Dreams : dans certains rêves de grandeur, la légèreté des premiers pas et les approximations lo-fi n’ont plus le droit de citer, place aux compositions charpentées et aux plans media. Gonflées d’une production à nouveau confiée à Richard Gottehrer (The Strangeloves), ces chansons revisitent les répertoires des Pretenders et de l’indépassable Blondie (celle des seventies, bien sûr), sans grande conviction : les rythmiques de guitare se suivent et se ressemblent, et mis à part un Bedroom Eyes sensuel et détonant, les refrains manquent le plus souvent de consistance ou simplement d’aspérités. Ce n’est hélas pas en se vautrant dans le slow ampoulé Coming Down, avec ses élévations vocales tire-larmes, que les choses s’arrangent. À trop se précipiter vers un succès qui leur tendait les bras, les Dum Dum Girls viennent de rater tristement la marche du second album.
Ce qui se dessinait en creux sur le décevant EP He Gets Me High (2011), où elles massacraient There Is A Light That Never Goes Out de The Smiths, se confirme sur Only In Dreams : dans certains rêves de grandeur, la légèreté des premiers pas et les approximations lo-fi n’ont plus le droit de citer, place aux compositions charpentées et aux plans media. Gonflées d’une production à nouveau confiée à Richard Gottehrer (The Strangeloves), ces chansons revisitent les répertoires des Pretenders et de l’indépassable Blondie (celle des seventies, bien sûr), sans grande conviction : les rythmiques de guitare se suivent et se ressemblent, et mis à part un Bedroom Eyes sensuel et détonant, les refrains manquent le plus souvent de consistance ou simplement d’aspérités. Ce n’est hélas pas en se vautrant dans le slow ampoulé Coming Down, avec ses élévations vocales tire-larmes, que les choses s’arrangent. À trop se précipiter vers un succès qui leur tendait les bras, les Dum Dum Girls viennent de rater tristement la marche du second album.
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Bon ben au moins on nous lâchera probablement un peu plus la grappe avec ces tiédasses là, qui rejoignent au pays mortifère des girls endimanchées et pas fulgurantes restées coincées dans le passé les tristes Vivian Girls, et bientôt Best Coast, sans doute, puisque vous en parlez.
Et pendant ce temps-là, Carrie Brownstein et Janet Weiss se sont trouvées de nouvelles copines de jeu et ridiculisent comme d'habitude, et comme au bon vieux temps, cette bien maigre concurrence féminine au jeu des vraies rockeuses. Ca s'appelle Wild Flag, et ça déchire comme ces Stupid Stupid Girls ne le concevront sans doute jamais.
Et pendant ce temps-là, Carrie Brownstein et Janet Weiss se sont trouvées de nouvelles copines de jeu et ridiculisent comme d'habitude, et comme au bon vieux temps, cette bien maigre concurrence féminine au jeu des vraies rockeuses. Ca s'appelle Wild Flag, et ça déchire comme ces Stupid Stupid Girls ne le concevront sans doute jamais.
____feak RAMONE$...
Pas d'accord quant à l'appréciation du ep : il passe d'une traite et la chanson des Smiths est enlevée - au sens kidnappée à toute berzingue - dans un halo de poussières d'étoile.
En fait, There Is A light est le meilleur morceau des DDG et ce nouvel album a autant d'intérêt que le premier, soit pas grand chose.
En fait, There Is A light est le meilleur morceau des DDG et ce nouvel album a autant d'intérêt que le premier, soit pas grand chose.