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À la suite de leur deuxième album In The Cold Light Of Morning sorti en début d'année, ce mini-Lp regroupe quelques inédits et des reprises tel le très Tindersticks Close Watch de John Cale. Michael Sheehy et ses deux acolytes ont le goût de l'électricité crade chère à Birthday Party, mais semblent si conscients de leurs défaillances en matière de songwriting qu'ils préfèrent se tourner vers d'autres aînés. Dommage pour eux, leur version de Tomorrow Is A Long Time de Dylan n'arrive pas à la cheville de celle de Passion Fodder. C'est pourtant dans ce même registre qu'ils tirent enfin leur épingle du jeu, grâce à ce Nobody's Fault But Mine, traditionnel popularisé par les ex-Zeppelin Page & Plant, mais qui se réfugie de fait à l'ombre de Tim Buckley. Cette chronique ne serait pas complète sans une mention spéciale à la pochette, en forme d'hommage aux enfants du film russe Bouge Pas, Meurs, Ressuscite. Cela sera-t-il suffisant pour (re)lancer ce Dream City Film Club dont le nom promettait tant ?
Philippe Morrison
MAGIC RPM  #35
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