DOOM
La fumisterie au grand jourL’avantage d’être masqué lorsqu’on est musicien, c’est qu’on ne risque pas d’être alpagué à tout bout de champ dans la vraie vie par des fans avinés en proie à une admiration démonstrative. Regardez Fuzati par exemple, du Klub des (7) Loosers, eh bien... Ah non, les fanas de Fuzati sont dépressifs, ils ne sortent pas de chez eux. Ou à la rigueur, pour aller à l'hôpital après s'être tranchés les veines dans le mauvais sens.
Non, regardez plutôt DOOM. Lui a tout compris, dissimulant son visage depuis la mort de son premier groupe KMD (qui coincidait avec celle de son frère). Il a même poussé le bouchon plus loin puisqu'on l'a parfois accusé de rester tranquillou dans son canapé pendant que quelqu’un d’autre faisait le show à sa place. Loin de nier ces accusations, le rappeur en a dernièrement remis une couche, d'abord en confirmant les rumeurs d'imposture, et surtout, en étayant son attitude par une argumentation très réfléchie.
“Je me justifierais comme ceci : je suis à la fois réalisateur et auteur. Je sélectionne différents personnages, leur indique comment ils doivent jouer et où se placer. Libre à moi de choisir qui je veux pour interpréter le rôle. L’acteur auquel je demande de le faire est payé pour ça. Il n’y a pas d’imposture”, a déclaré le fumiste auprès du magazine HipHopDx.
Et si vous comptiez vous rendre à une prochaine performance de Daniel Dumile, ne songez même pas à observer sur scène le type pour lequel vous avez raqué quelques dizaines d'euros. “Lorsque vous venez à un concert de DOOM, il est temps que je vende la mèche, vous venez assister à un show et écouter de la musique. Vous voulez me voir en personne ? Vous ne savez même pas qui je suis. À un certain moment, je donnais des concerts merdiques. J'ai arrêté pendant un an, et je me suis décidé à faire revivre mon personnage. Je ne trouvais pas de comédien pour faire le job, alors à la dernière minute, je me suis dit : "Merde, tant pis, j'y vais moi-même". Je suis revenu, j'ai assuré le show, j'avais perdu un peu de poids. Vous savez, je fais attention à ma ligne. Donc, je reviens, je fais un bon concert, le son était excellent. Mais une fois que je suis descendu de scène, ils disaient que ce n’était pas moi. D'accord, alors à ce moment-là, autant dire que ce n'est jamais moi. Je suis seulement le scénariste d'un spectacle. C’est à partir de là que les choses deviennent sournoises dans le hip hop. Tout réside dans l'imagerie. Les gens veulent voir le type avec les grosses chaînes qui flambe à cause de toutes ses bagnoles. (…) En fait, je me contente d'utiliser tout ce qui est à ma disposition pour incarner de quelque manière ma créativité. Si vous venez à un concert de DOOM, ne vous attendez pas à me voir mais attendez vous à m’entendre ou à entendre la musique que j’ai écrite. Et ce sera une expérience unique à chaque fois. C'est tout ce que j'ai à dire à ce sujet”, conclut l'accusé. C'était long, hein ?
Non, regardez plutôt DOOM. Lui a tout compris, dissimulant son visage depuis la mort de son premier groupe KMD (qui coincidait avec celle de son frère). Il a même poussé le bouchon plus loin puisqu'on l'a parfois accusé de rester tranquillou dans son canapé pendant que quelqu’un d’autre faisait le show à sa place. Loin de nier ces accusations, le rappeur en a dernièrement remis une couche, d'abord en confirmant les rumeurs d'imposture, et surtout, en étayant son attitude par une argumentation très réfléchie.
“Je me justifierais comme ceci : je suis à la fois réalisateur et auteur. Je sélectionne différents personnages, leur indique comment ils doivent jouer et où se placer. Libre à moi de choisir qui je veux pour interpréter le rôle. L’acteur auquel je demande de le faire est payé pour ça. Il n’y a pas d’imposture”, a déclaré le fumiste auprès du magazine HipHopDx.
Et si vous comptiez vous rendre à une prochaine performance de Daniel Dumile, ne songez même pas à observer sur scène le type pour lequel vous avez raqué quelques dizaines d'euros. “Lorsque vous venez à un concert de DOOM, il est temps que je vende la mèche, vous venez assister à un show et écouter de la musique. Vous voulez me voir en personne ? Vous ne savez même pas qui je suis. À un certain moment, je donnais des concerts merdiques. J'ai arrêté pendant un an, et je me suis décidé à faire revivre mon personnage. Je ne trouvais pas de comédien pour faire le job, alors à la dernière minute, je me suis dit : "Merde, tant pis, j'y vais moi-même". Je suis revenu, j'ai assuré le show, j'avais perdu un peu de poids. Vous savez, je fais attention à ma ligne. Donc, je reviens, je fais un bon concert, le son était excellent. Mais une fois que je suis descendu de scène, ils disaient que ce n’était pas moi. D'accord, alors à ce moment-là, autant dire que ce n'est jamais moi. Je suis seulement le scénariste d'un spectacle. C’est à partir de là que les choses deviennent sournoises dans le hip hop. Tout réside dans l'imagerie. Les gens veulent voir le type avec les grosses chaînes qui flambe à cause de toutes ses bagnoles. (…) En fait, je me contente d'utiliser tout ce qui est à ma disposition pour incarner de quelque manière ma créativité. Si vous venez à un concert de DOOM, ne vous attendez pas à me voir mais attendez vous à m’entendre ou à entendre la musique que j’ai écrite. Et ce sera une expérience unique à chaque fois. C'est tout ce que j'ai à dire à ce sujet”, conclut l'accusé. C'était long, hein ?