"À l'heure qu'il est, je ne sais pas à quoi va ressembler La Fossette en live pour les cinq dates que nous devons donner en janvier, en première partie du nouvel album", nous confiait Dominique A en décembre. Maintenant on est au courant ! Eh ui, déjà trois spectacles du genre ont eu lieu à Fouesnant et à Allonnes. En attendant le reste de la tournée (attention, nouvelles dates les 2 et 3 juillet à Rennes), retour sur l'un des concerts fouesnantais. Texte de Thomas Bartel, reportage de France 3 Pays de la Loire, vidéo live de Nawer29, et galerie à mirer sur le site Comment Certains Vivent.
De même que la salle de l’Archipel à Fouesnant constitue un point d’ancrage culturel solide dans une zone reculée du Finistère sud, son directeur Fred Pinard peut être fier d’avoir accueilli Dominique A en résidence et lui offrir un double programme sous la forme d’un voyage dans le temps. Pour célébrer les vingt ans de La Fossette (1992), album de toutes les implosions émotionnelles non recensées, l’auteur du Courage Des Oiseaux a judicieusement opté pour le registre minimal afin de ne pas dénaturer l’original. Et comme toujours, notre homme sait bien s’entourer : avec Thomas Poli à la guitare et au clavier Moog et Nicolas Meheust au piano et à l’accordéon, chaque titre renaît de ses cendres avec une force stupéfiante.
Le chant de Dominique A n’a jamais été aussi perçant et son vibrato caractéristique des débuts tend à s’estomper. Magnifié par les jeux de lumière cinégéniques du fidèle complice Didier Martin, l’album se déroule en une suite de fondus enchaînés tendus entre de saisissants clairs-obscurs électro-acoustiques (Passé L’Hiver, Ce Qui Sépare) et de véritables saillies électriques (Mes Lapins, L’Un Dans L’Autre) qui laissent sans voix. Presque un manifeste générationnel, Le Courage Des Oiseaux version 2012 s’allège de toute boîte à rythmes pour déployer ses ailes de géant sur un motif de piano gracile. Loin de l’exercice d’autocélébration forcée où l’on enfile les habits du passé à contrecœur, cette relecture contemporaine d’une œuvre essentielle et radicale ouvre encore de nouvelles perspectives : ce sera Vers Les Lueurs, prochaine étape discographique qui s’avère aussi luminescente que monumentale.
De même que la salle de l’Archipel à Fouesnant constitue un point d’ancrage culturel solide dans une zone reculée du Finistère sud, son directeur Fred Pinard peut être fier d’avoir accueilli Dominique A en résidence et lui offrir un double programme sous la forme d’un voyage dans le temps. Pour célébrer les vingt ans de La Fossette (1992), album de toutes les implosions émotionnelles non recensées, l’auteur du Courage Des Oiseaux a judicieusement opté pour le registre minimal afin de ne pas dénaturer l’original. Et comme toujours, notre homme sait bien s’entourer : avec Thomas Poli à la guitare et au clavier Moog et Nicolas Meheust au piano et à l’accordéon, chaque titre renaît de ses cendres avec une force stupéfiante.
(copyright Comment Certains Vivent)
Le chant de Dominique A n’a jamais été aussi perçant et son vibrato caractéristique des débuts tend à s’estomper. Magnifié par les jeux de lumière cinégéniques du fidèle complice Didier Martin, l’album se déroule en une suite de fondus enchaînés tendus entre de saisissants clairs-obscurs électro-acoustiques (Passé L’Hiver, Ce Qui Sépare) et de véritables saillies électriques (Mes Lapins, L’Un Dans L’Autre) qui laissent sans voix. Presque un manifeste générationnel, Le Courage Des Oiseaux version 2012 s’allège de toute boîte à rythmes pour déployer ses ailes de géant sur un motif de piano gracile. Loin de l’exercice d’autocélébration forcée où l’on enfile les habits du passé à contrecœur, cette relecture contemporaine d’une œuvre essentielle et radicale ouvre encore de nouvelles perspectives : ce sera Vers Les Lueurs, prochaine étape discographique qui s’avère aussi luminescente que monumentale.
Bonus : une vidéo rockeuse qui n'a rien à voir avec La Fossette mais qui a été filmée à Fouesnant :
