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À mon tour de l'être... remué. C'est peu, c'est rien, mais si Dominique A oublie de poser l'ensemble de ses doigts sur le manche, John Parish, lui, fait de même, pour compléter avec les notes les arrangements restant à naître, ni minimalistes, ni discrets, juste à leur place dans l'univers de l'"Ascentiel". Tranquille, libéré et épaulé, Dominique A chante, avec moins de circonspection, pas pour autant avec prestance, ses histoires... Pornographes ? Souriantes ? À double-fond ? À fond propre et souillé ? Oui, quand même, quoique... Dominique A, en observateur de son ombre fidèle, se projette. Beau, il l'est. Et il sourit, mine de rien. Même si. Même si la porcelaine, au fond de la rétine, inversée, renvoie et projette l'image de la cuisine, du lavabo, lieu particulier de ses méditations mélodiques et narratives. Lieu-objet, familier, surtout pas résidentiel, normalement. Ça dépend chez qui, tout dépend de la situation. Ça peut faire mal d'être moins blanc, moins froid que cette porcelaine entachée et si domestique. Mais comme, suppose-t-on, il faut aimer quand même, quelque chose ou quelqu'un, ce seront les hommes, les femmes et la fatalité douce-amère qui joueront la scène. Dominique A est de ceux-là, metteur en scène, acteur, spectateur, victime pour ceux qui y croient. On lui pardonne d'avoir ce courage volatile, cette pensée décalée, pleine d'humour et d'humeurs. Dominique chante l'amour et la vie, depuis tout le temps. Mais aujourd'hui avec une bienveillance sacrificielle qui vaudrait bien une Leçon De Piano. C'est agréable. On accepte alors ses cernes, les histoires trop petites pour les êtres sublimés qu'elles ont créé... Ah Dominique, salaud, pourquoi ces voeux ? Sont-ce les meilleurs (Auguri en italien) ? Venise n'arrange rien. Un masque, une mélodie, une histoire, et l'arrivée à destination... Les flots. Toujours.
Jean-Fabien
MAGIC RPM  #55
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