En kiosque actuellement Commander
"Je trouve toujours bien de citer les gens qu'on aime. On a toujours des influences. Ceux qui ne le font pas ont peur de se faire repérer... Selon moi, il faut envoyer des fleurs aux gens qui t'ont fait grandir", déclare dans ce même numéro Étienne Daho, un artiste dont Discover reprendra peut-être le fameux Week End À Rome. En tout cas, dans le cas du compositeur en chef Olivier Brion et de ses deux acolytes, force est de constater qu'ils n'ont aucune peur de se"faire repérer" et, quitte à "envoyer des fleurs", autant offrir d'énormes bouquets. Car ces Français n'ont aucunement l'intention de dissimuler leurs sources, de cacher leurs références. Bien au contraire, ils les affichent fièrement, ils en jouent, avec bonheur. Le piano, les cuivres et les choeurs de King Sun évoquent crânement Brian Wilson, l'intro de l'instrumental The Ocean (Part I) fait ouvertement du pied au Walk On By de Burt Bacharach, les (fausses) cordes et la rythmique de Butterfly Kiss caresse la "blue eyed soul" du Style Council. Pourtant, presque étrangement, Discover ne croule jamais sous le poids de ces héros tutélaires, tout simplement parce qu'il affiche un talent mélodique inné, une justesse des arrangements admirable, un savoir-faire et un culot qui manquent souvent aux productions pop "classiques" d'ici. Insouciants, volubiles, jamais avares, les trois jeunes hommes en remontrent ainsi à plus d'un Tahiti 80 (la musique est bien une question de talent, pas de moyens), voire à plus d'un High Llamas. Rien que ça ? Oui. À Discover absolument.
Christophe Basterra
MAGIC RPM  #66
article extrait de :
MAGIC RPM #66 Commander ce numéro


Réagissez

Votre réaction :

Votre pseudo :

Prévisualiser