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Mi-bobo chic, mi-hippie toc, Devendra Banhart est une tête à claques, c’est entendu. Effets de manche sur papier glacé, mises en scène précieuses et profusion de signes extérieurs de babacoolitude, le garçon semble brûler un peu de l’héritage des années 60 sur l’autel d’une esthétique publicitaire désolante. Avec ou sans barbe, Devendra est souvent rasant. Devant l’inconstance d’un style qui tourne souvent au pastiche et la nonchalance presque désintéressée du chanteur chevrotant, on a souvent du mal à simplement y croire. Sans renverser complètement la vapeur, What Will We Be sera plutôt une bonne surprise pour les contempteurs du chevelu savamment décoiffé. Une demi-bonne surprise, pour être précis. La première moitié de ce sixième album est très belle, douce et lumineuse, avec du folk déguisé en bossa (arpèges de guitare légers, percussions et chœurs sur Can’t Help), une miniature qui envoie le Velvet se faire voir chez les Vénézuéliens (Angelika), une gracile envolée glam (Baby), un retour à la lettre folk très convaincant (Goin’ Back To The Place). Au milieu du gué, Banhart se fend d’un diptyque remarquable : la sublime First Song For B où il est quasiment seul au piano et chante d’une voix soyeuse et la plus erratique Last Song For B, en plein air (“I want to grow répété façon mantra). Et puis après, badaboum, tête-à-queue, l’album part dans tous les sens : un peu de jazz élégant, du rock pataud, du folk à bâiller d’ennui, un vague reggae brinquebalant. Devendra Banhart a l’air moyennement concerné, en pilote automatique sur des petits exercices de style vains. Chassez le naturel…
Vincent Théval
MAGIC RPM  #136


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pascalv111 - 28/11/2011 01:37
vous n avez aucun gouts
recliclez vous dans un autre metier si pour vous _parler music c est cassez les artistes !!
espece de naz !