Mi-bobo chic,
mi-hippie toc, Devendra Banhart est une tête à claques, c’est entendu. Effets
de manche sur papier glacé, mises en scène précieuses et profusion de signes
extérieurs de babacoolitude, le garçon semble brûler un peu de l’héritage des
années 60 sur l’autel d’une esthétique publicitaire désolante. Avec ou sans
barbe, Devendra est souvent rasant. Devant l’inconstance d’un style qui tourne
souvent au pastiche et la nonchalance presque désintéressée du chanteur
chevrotant, on a souvent du mal à simplement y croire. Sans renverser
complètement la vapeur, What Will We Be
sera plutôt une bonne surprise pour les contempteurs du chevelu savamment
décoiffé. Une demi-bonne surprise, pour être précis. La première moitié de ce
sixième album est très belle, douce et lumineuse, avec du folk déguisé en bossa
(arpèges de guitare légers, percussions et chœurs sur Can’t Help), une miniature qui envoie le Velvet se faire voir chez
les Vénézuéliens (Angelika), une
gracile envolée glam (Baby), un
retour à la lettre folk très convaincant (Goin’
Back To The Place). Au milieu du gué, Banhart se fend d’un diptyque
remarquable : la sublime First Song
For B où il est quasiment seul au piano et chante d’une voix soyeuse et la
plus erratique Last Song For B, en
plein air (“I want to grow répété façon mantra). Et puis après,
badaboum, tête-à-queue, l’album part dans tous les sens : un peu de jazz
élégant, du rock pataud, du folk à bâiller d’ennui, un vague reggae
brinquebalant. Devendra Banhart a l’air moyennement concerné, en pilote
automatique sur des petits exercices de style vains. Chassez le naturel…
1 réaction réagir
vous n avez aucun gouts
recliclez vous dans un autre metier si pour vous _parler music c est cassez les artistes !!
espece de naz !
recliclez vous dans un autre metier si pour vous _parler music c est cassez les artistes !!
espece de naz !