"Déjà ?" questionne le fan incrédule. Oui, déjà. Déjà pour deux raisons. D'abord, le pointilleux Lawrence a encore quitté un label, le deuxième en deux albums. Ensuite, l'homme réalise son nouvel Lp, un an presque jour pour jour après la sortie de l'incroyable Denim On Ice. Enfin nouvel... Puisque Denim ne peut se permettre de faire les choses comme les autres, Novelty Rock est en fait un habile mélange de morceaux déjà réalisés et de nouveaux titres, où chansonnettes délirantes propulsées par des moogs et une voix accélérée - The New Potatoes, ...Tampax Advert - côtoient trois reprises Robin's Nest, Snake Bite et Running In The City, version très Jarre un héros de la mouvance techno du groupe disco... français Space. Où seuls ont droit de citer boîtes à rythmes et synthés analogiques, où Internet Curtains est un parfait exemple de ce qu'est l'electropop au sens premier du mot, où I Will Cry At Chrismas Time est un dernier - et merveilleux vestige feltien. Où Supermarket, sorti à l'origine sur Icerink, emporte la palme : Kraftwerk rencontre Moroder pour quatre minutes répétito-dansantes qui annonçaient déjà la déferlante Daft Punk. Novelty Rock est un disque délirant, une ode à Pop Corn, aux génériques de sitcoms et de jeux télévisés, un disque où Lawrence se joue des usages et du bon goût pour parvenir à un résultat bien plus convaincant que l'association Perrey/Air sur la compilation Sourcelab 3. Novelty Rock n'est qu'un disque de transition, un message pour faire comprendre que l'homme n'a pas fini ses exactions. Mais il n'en est pas moins indispensable puisqu'il s'agit de Denim : n'essayez pas de le démontrer, c'est un axiome.